Damien Seguin, 47 ans, né sans main gauche, est le premier marin en situation de handicap à avoir bouclé un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Aucune source de référence ne chiffre son patrimoine : cette fiche ne publie donc aucun montant. Ce qui est documenté, ce sont les moyens de ses campagnes — environ 1,3 million d’euros hors taxes par an pour son projet IMOCA jusqu’à fin 2021, un million d’euros pour son trimaran de 2026 — et ses primes : 50 000 euros pour son titre paralympique de Rio, 30 000 euros pour sa 7e place au Vendée Globe.
Fortune et patrimoine en 2026
Aucune estimation de fortune publiée par un média de référence
Nous avons cherché une estimation du patrimoine de Damien Seguin dans la presse économique française, dans les classements de fortune et dans la base Celebrity Net Worth : aucune source de référence ne publie de montant pour ce skipper, qui n’a jamais communiqué sur sa fortune personnelle. Les éléments ci-dessous documentent les budgets de ses campagnes et les primes publiques auxquelles ses résultats donnent droit ; ils ne permettent pas de reconstituer un patrimoine.
Ce que l’on sait de ses revenus
- Budget annuel de son projet IMOCA Groupe APICIL, selon ses propres déclarations, jusqu’à fin 2021 (budget de course, pas revenu personnel) : environ 1,3 million d’euros HT par an — Sailorz
- Budget du projet Route du Rhum 2026 en Vintage Multi, porté par le Crédit Mutuel Arkéa : 200 000 € d’achat du trimaran ex-Fujicolor II et 600 000 € de refit : 1 000 000 € — Sailorz
- Prime prévue par la grille du Vendée Globe pour la 7e place, rang final de Damien Seguin sur l’édition 2020-2021 (dotation totale de 800 000 €) : 30 000 € — Dicodusport
- Part de la dotation du Vendée Globe 2024-2025 revenant aux skippers classés au-delà de la 10e place, dont Damien Seguin, 15e — Eurosport
- Prime de l’État pour son titre de champion paralympique aux Jeux de Rio 2016 (médaille d’or, 2.4mR) : 50 000 € — Légifrance
- Prime d’une médaille d’or paralympique à l’époque de son premier titre, aux Jeux d’Athènes 2004 : 6 000 € — Handicap.fr
- Prix de vente affiché de son IMOCA (ex-Maître CoQ IV) après le Vendée Globe 2024-2025 ; actif du projet de course, pas patrimoine personnel : 3,5 millions d’euros « full options » — Sailorz
- Partenariat avec le Crédit Mutuel Arkéa et Handicap International pour la Route du Rhum 2026, annoncé le 10 décembre 2025 (montant non communiqué) — Crédit Mutuel Arkéa (communiqué)
Vie privée et famille
Biographie
Damien Seguin naît le 3 septembre 1979 à Briançon, dans les Hautes-Alpes, sans main gauche. Il grandit en Guadeloupe, l’île d’arrivée de la Route du Rhum, et c’est là qu’il découvre la course au large : vers l’âge de dix ans, il assiste à une arrivée de la transatlantique et demande à ses parents de prendre des cours de voile. « La Route du Rhum, déjà, c’est une course historique pour moi, j’ai grandi en Guadeloupe alors forcément ça me parle beaucoup », résumait-il encore en 2026. Il découvre la voile paralympique en 2002. Deux ans plus tard seulement, à Athènes, il devient champion paralympique en 2.4mR, un quillard solitaire. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur la même année. Suivent cinq titres de champion du monde de la classe — Sonderborg en 2005, Rochester en 2007, la Floride en 2012, Melbourne en 2015 et Cadix en 2019 — une médaille d’argent aux Jeux de Pékin en 2008, puis une quatrième place à Londres en 2012, des Jeux où il est porte-drapeau de la délégation française. En 2016, à Rio, il retrouve l’or dans la même série et est promu officier de la Légion d’honneur. En 2005, il a aussi créé l’association « Des Pieds et Des Mains », qui utilise la voile pour faire avancer l’inclusion des personnes handicapées. En parallèle, il bascule vers la course au large. Il navigue d’abord en Figaro, puis en Class40, sur un bateau qui porte le nom de son association. Il dispute deux Route du Rhum en solitaire dans cette classe, terminant 10e en 2010 et 8e en 2014, et il prend la deuxième place de la Transat Jacques-Vabre 2011 en double avec Yoann Richomme. En 2017, il remporte le Tour de France à la voile sous les couleurs de La Française des Jeux. Le passage à l’IMOCA, la classe reine du Vendée Globe, intervient en 2018 : il récupère l’ancien DCNS de Marc Thiercelin, qu’il optimise et rebaptise Groupe APICIL, . Il se classe 6e de la Route du Rhum 2018, 14e de la Transat Jacques Vabre 2019, puis prend le départ du Vendée Globe 2020. Il le termine à la 7e place en 80 jours, 21 heures et 58 minutes, devenant le premier skipper en situation de handicap à boucler un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. En 2022, il change de bateau et embarque sur l’IMOCA vainqueur de l’édition précédente du Vendée Globe, l’ancien Maître CoQ IV construit en 2014 chez CDK Technologies et mis à l’eau en mars 2015, toujours rebaptisé Groupe APICIL. Il prend la 15e place de la Transat Jacques Vabre 2023, puis repart autour du monde en novembre 2024. Il franchit la ligne d’arrivée du Vendée Globe 2024-2025 au 15e rang, après 84 jours, 20 heures et 31 minutes de mer, . Le Groupe APICIL et lui avaient annoncé la fin de leur collaboration avant le départ de cette deuxième course. Au printemps 2025, son IMOCA est proposé à la vente et il reconnaît regarder du côté de l’Ocean Fifty, une classe dont il chiffre le ticket d’entrée à « au minimum 1,2 million d’euros par an ». C’est finalement un virage inattendu qu’il prend : en décembre 2025, le Crédit Mutuel Arkéa et Handicap International annoncent s’associer à lui pour la Route du Rhum 2026, dans la catégorie Vintage Multi, à bord d’un trimaran de légende, l’ancien Fujicolor II mis à l’eau en 1990 et barré avant lui par Mike Birch et Loïck Peyron. Le bateau a été acheté puis entièrement refait en quatre mois en Vendée, avec des voiles composées en grande partie de fibre d’ortie . Rebaptisé Arkéa - Handicap International, il doit prendre le départ de la cinquième Route du Rhum de Damien Seguin le 1er novembre 2026 à 13 h 02, de Saint-Malo vers Pointe-à-Pitre.
Carrière et récompenses
2002 : découverte de la voile paralympique. 2004 : champion paralympique en 2.4mR à Athènes, chevalier de la Légion d’honneur. 2005 : création de l’association « Des Pieds et Des Mains » et premier titre mondial à Sonderborg. 2007, 2012, 2015, 2019 : nouveaux titres de champion du monde de 2.4mR. 2008 : médaille d’argent paralympique à Pékin. 2010 et 2014 : 10e puis 8e de la Route du Rhum en Class40. 2011 : deuxième de la Transat Jacques-Vabre avec Yoann Richomme. 2012 : porte-drapeau de la France aux Jeux de Londres. 2016 : or paralympique à Rio, officier de la Légion d’honneur. 2017 : vainqueur du Tour de France à la voile . 2018 : passage en IMOCA et 6e de la Route du Rhum. 2021 : 7e du Vendée Globe, premier skipper handicapé à boucler un tour du monde en solitaire sans escale. 2025 : 15e de son deuxième Vendée Globe. 2026 : Route du Rhum en Vintage Multi avec le Crédit Mutuel Arkéa et Handicap International.
Notre analyse des revenus de Damien Seguin
La course au large est un sport où l’argent est très visible côté budgets et presque invisible côté revenus personnels. Chez Damien Seguin, tout ce qui est chiffré publiquement concerne des projets : 1,3 million d’euros hors taxes par an pour la campagne IMOCA menée jusqu’à fin 2021, dont environ 500 000 euros pour un seul chantier d’hiver consacré aux foils ; un million d’euros pour le trimaran de la Route du Rhum 2026, acheté 200 000 euros et refait pour 600 000. Ces sommes passent par une structure de course et servent à payer un bateau, une équipe technique et une logistique, pas à constituer un patrimoine. Elles disent le poids économique du projet, pas ce que gagne le skipper.
Les primes sportives, elles, sont connues au centime près mais restent modestes au regard de ces budgets. La dotation du Vendée Globe est de 800 000 euros au total, avec 30 000 euros pour la 7e place qu’il a obtenue en 2021 et un partage des 100 000 euros réservés aux skippers classés au-delà du 10e rang pour son 15e de 2025. Côté paralympique, l’État a versé 50 000 euros à ses champions de Rio en 2016 ; pour l’or d’Athènes, douze ans plus tôt, c’était 6 000 euros. Additionnées, ces primes publiques représentent une fraction du coût d’une seule saison en IMOCA.
Reste donc l’essentiel, et c’est précisément ce qui n’est pas public : la rémunération du skipper dans ses contrats de partenariat. Le Groupe APICIL l’a accompagné , La Française des Jeux et ERDF avant cela, le Crédit Mutuel Arkéa depuis décembre 2025. Aucun de ces accords n’a été chiffré publiquement, et la part qui revient au navigateur, par opposition à celle qui finance le bateau, n’a jamais été communiquée. C’est la raison pour laquelle nous ne publions pas d’estimation.
Son IMOCA a d’ailleurs été proposé à la vente au printemps 2025 à 3,5 millions d’euros « full options », ce qui donne un ordre de grandeur de la valeur de l’outil, non de celle de son patrimoine.
Questions fréquentes sur Damien Seguin
Quelle est la fortune de Damien Seguin en 2026 ?
Aucune source de référence n’a chiffré le patrimoine de Damien Seguin, et nous ne publions donc aucun montant. Le skipper n’a jamais communiqué sur sa fortune personnelle, et les « valeurs » calculées par certains sites à partir de son audience sur Google ou les réseaux sociaux ne sont pas des estimations de patrimoine.
Combien Damien Seguin a-t-il gagné sur le Vendée Globe ?
Le Vendée Globe répartit une dotation de 800 000 euros entre les concurrents. La grille prévoit 30 000 euros pour la 7e place, le rang auquel Damien Seguin a terminé l’édition 2020-2021. Pour l’édition 2024-2025, qu’il a finie 15e, les skippers classés au-delà de la 10e place se partagent les 100 000 euros restants.
Quel est le budget des campagnes de Damien Seguin ?
En 2019, il chiffrait le budget de son projet IMOCA à « autour de 1,3 million d’euros hors taxes par an, jusqu’à fin 2021 », l’hiver d’optimisation avec de nouveaux foils représentant à lui seul environ 500 000 euros. Pour la Route du Rhum 2026, son projet Vintage Multi est monté sur un budget d’un million d’euros : 200 000 euros pour l’achat du trimaran et 600 000 euros de refit. Ces sommes financent un bateau et une équipe, ce ne sont pas des revenus personnels.
Combien a-t-il touché pour ses médailles paralympiques ?
Les primes paralympiques françaises sont fixées par arrêté. Pour son titre à Rio en 2016, un champion paralympique recevait 50 000 euros, contre 20 000 euros pour une médaille d’argent et 13 000 euros pour le bronze. Pour son premier titre, à Athènes en 2004, la prime d’une médaille d’or paralympique n’était que de 6 000 euros : l’alignement des primes olympiques et paralympiques n’est intervenu qu’à partir de 2008.
Quel âge a Damien Seguin ?
Damien Seguin est né le 3 septembre 1979 à Briançon, dans les Hautes-Alpes. Il a eu 47 ans en septembre 2026.
Quelles sont les origines de Damien Seguin ?
Il est français, né à Briançon dans les Hautes-Alpes, et il a grandi en Guadeloupe, où il a découvert enfant l’arrivée de la Route du Rhum. Né sans main gauche, il est devenu l’un des visages de la voile paralympique française avant de passer à la course au large.
Que fait Damien Seguin en 2026 ?
Il prépare sa cinquième Route du Rhum, dont le départ est fixé au 1er novembre 2026 à 13 h 02 de Saint-Malo. Il court dans la catégorie Vintage Multi, sur l’ancien trimaran Fujicolor II de 1990 rebaptisé Arkéa - Handicap International, avec le Crédit Mutuel Arkéa comme partenaire principal et Handicap International comme association associée.
Célébrités similaires
Comparez la fortune de Damien Seguin avec d'autres personnalités du même univers.
Voir aussi dans la catégorie Sportifs
Découvrez d'autres profils de sportifs avec leurs fortunes estimées.
- Alexia Putellas
- Amir Khan33–40 M€
- Andre Agassi129–161 M€
- Antoine Dupont






