Aller au contenu principal
Photo de Thomas Piketty

© librairie mollat

Économiste

Thomas Piketty

Né(e) le
7 mai 1971
Lieu de naissance
Clichy
Nationalité
France
XFb

Thomas Piketty, 55 ans, directeur d'études à l'EHESS, est l'auteur du « Capital au XXIe siècle », vendu à plus de 2,5 millions d'exemplaires dans le monde. Aucune estimation de son patrimoine ni de ses droits d'auteur n'a été publiée ; les seuls revenus chiffrés qui lui reviennent sont des dotations de prix, dont 30 000 livres sterling pour le prix du livre économique du Financial Times en 2014. Le 15 octobre 2026, il a plaidé sur BFMTV et RMC pour un référendum sur un « impôt de solidarité nationale » visant les très grandes fortunes.

Fortune et patrimoine en 2026

Aucune estimation de fortune publiée par un média de référence

Nous avons cherché une estimation du patrimoine de Thomas Piketty dans la presse économique et les classements de fortune : aucune source de référence n'en publie. Ni ses contrats d'édition ni le montant de ses droits d'auteur ne sont publics, et il n'exerce aucun mandat soumis à déclaration auprès de la HATVP. Les seuls montants qui lui reviennent et qui sont documentés sont les dotations de deux prix internationaux ; nous les détaillons avec les autres sources de revenus connues, sans en déduire de fortune.

Ce que l’on sait de ses revenus

  • Dotation du prix du livre économique de l'année Financial Times et McKinsey 2014, pour « Le Capital au XXIe siècle » : 30 000 £ — Books+Publishing
  • Dotation du prix Arthur Ross du Council on Foreign Relations 2015, attribué au « Capital au XXIe siècle » : 15 000 $ — Council on Foreign Relations
  • Droits d'auteur sur « Le Capital au XXIe siècle » (Seuil, 2013), vendu à plus de 2,5 millions d'exemplaires dans le monde fin 2017, dont environ 450 000 en anglais et 150 000 en français (montant non public) — Wikipédia
  • Cessions de droits à l'étranger : une quarantaine de contrats signés par l'éditeur, « record quasi absolu » (montant non public) — Wikipédia
  • Traitement de directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, poste qu'il occupe depuis 2000 (montant individuel non publié) — Wikipédia

Vie privée et famille

Biographie

Né le 7 mai 1971 à Clichy, dans les Hauts-de-Seine, Thomas Piketty suit un parcours scolaire d'excellence : baccalauréat scientifique au lycée Descartes de Tours, classes préparatoires au lycée Louis-le-Grand, puis entrée à l'École normale supérieure en 1989, dans la section sciences. Il obtient un DEA en 1991 et soutient à l'EHESS, sous la direction de Roger Guesnerie, une thèse intitulée « Essais sur la théorie de la redistribution des richesses », couronnée par le prix de la meilleure thèse 1993 de l'Association française de science économique. De 1993 à 1995, il enseigne au MIT, aux États-Unis, alors qu'il a à peine plus de 22 ans.

De retour en France, il entre au CNRS comme chargé de recherche, puis devient directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales en 2000. En 2001, il publie chez Grasset « Les Hauts Revenus en France au XXe siècle », premier jalon d'un travail au long cours sur la répartition des revenus et des patrimoines. Fin 2006, il cofonde l'École d'économie de Paris et en devient le premier directeur, fonction qu'il quitte dès le début de 2007.

Le tournant de sa carrière, y compris sur le plan financier, s'appelle « Le Capital au XXIe siècle ». Publié au Seuil en 2013, l'ouvrage de 976 pages devient un phénomène mondial après sa traduction anglaise par Harvard University Press en 2014 : il prend la première place de la liste des meilleures ventes d'essais du New York Times à partir du 18 mai 2014. Il s'en vend au moins 1,5 million d'exemplaires en 2016, puis plus de 2,5 millions fin 2017, dont près de 450 000 pour l'édition anglaise et 150 000 pour l'édition française. Le Seuil signe une quarantaine de contrats de cession de droits à l'étranger, un « record quasi absolu ». Les récompenses suivent : en novembre 2014, le livre remporte à Londres le prix du livre économique de l'année du Financial Times et de McKinsey, doté de 30 000 livres sterling, puis, en décembre 2015, le prix Arthur Ross du Council on Foreign Relations, assorti de 15 000 dollars. Ce sont, à ce jour, les seules sommes chiffrées publiquement qui lui reviennent personnellement : ce que lui rapportent ses droits d'auteur n'a jamais été rendu public. Le livre est même adapté au cinéma : le documentaire « Le Capital au XXIe siècle », réalisé par Justin Pemberton avec Thomas Piketty, sort en salles le 22 juin 2020.

La notoriété ne le fait pas changer de registre. Début 2015, il refuse la Légion d'honneur : « Je refuse cette nomination car je ne pense pas que ce soit le rôle d'un gouvernement de décider qui est honorable. » Il poursuit avec « Capital et Idéologie » en 2019, « Une brève histoire de l'égalité » en 2021 et « Une histoire du conflit politique », cosigné en 2023 avec l'économiste Julia Cagé, son épouse depuis 2014. Ses chroniques de presse sont réunies dans « Vers le socialisme écologique », au Seuil en 2024, puis dans « Equality Is a Struggle », chez Yale University Press en 2025.

Il assume aussi un engagement politique. En 2017, il rejoint l'équipe de campagne de Benoît Hamon comme conseiller sur le traité budgétaire européen, avant d'appeler à voter pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen au second tour. En 2024, il affiche son soutien au Nouveau Front populaire. Il a proposé une taxe exceptionnelle de 10 % ou 20 % sur le patrimoine des 500 plus grandes fortunes françaises, censée rapporter 100 à 200 milliards d'euros. En 2026, le rapport du World Inequality Lab va plus loin : un impôt annuel sur les patrimoines du monde entier, de 20 % pour les milliardaires, 15 % pour les « hecto-millionnaires » et 5 % pour les « déci-millionnaires ». Dans une tribune publiée en juin 2026, l'économiste Alain Trannoy y a vu une utopie et prédit un krach du secteur technologique.

L'automne 2026 le ramène au centre du débat fiscal. Le 15 octobre, dans un face-à-face diffusé sur BFMTV et RMC, il plaide pour « un référendum pour un impôt de solidarité nationale », inspiré d'un prélèvement de la Libération. Selon Investir, le dispositif viserait les patrimoines de plus de 100 millions d'euros, soit environ 1 800 foyers, avec une contribution exceptionnelle de 50 % sur l'enrichissement réalisé entre 2017 et 2026. Le lendemain, l'Assemblée nationale rejette l'impôt minimum sur les grandes fortunes inspiré des travaux de Gabriel Zucman et le rétablissement de l'ISF. Alors que la taxation des grandes fortunes s'invite dans la campagne présidentielle de 2027, la question de sa propre fortune revient, sans qu'aucune source sérieuse n'y ait jamais répondu par un chiffre.

Carrière et récompenses

1989 : entrée à l'École normale supérieure. 1993 : prix de la meilleure thèse de l'AFSE. 1993-1995 : enseigne au MIT. 2000 : directeur d'études à l'EHESS. 2001 : « Les Hauts Revenus en France au XXe siècle ». 2006 : cofondateur et premier directeur de l'École d'économie de Paris. 2013 : « Le Capital au XXIe siècle », plus de 2,5 millions d'exemplaires vendus fin 2017. 2014 : prix du livre économique de l'année du Financial Times et de McKinsey (30 000 livres sterling). 2015 : refuse la Légion d'honneur ; prix Arthur Ross du CFR (15 000 dollars). 2019 : « Capital et Idéologie ». 2023 : « Une histoire du conflit politique » avec Julia Cagé. 2026 : rapport du World Inequality Lab plaidant pour un impôt mondial sur les patrimoines. 15 octobre 2026 : plaide sur BFMTV et RMC pour un référendum sur un impôt de solidarité nationale.

Notre analyse de la fortune de Thomas Piketty

Les 2,5 millions d'exemplaires du « Capital au XXIe siècle » sont un volume de ventes, pas un revenu. Entre le prix public d'un livre et ce que touche son auteur, il y a le libraire, le distributeur, l'éditeur et, pour les éditions étrangères, les éditeurs qui ont acheté les droits. Le pourcentage revenant à Thomas Piketty, sur l'édition française comme sur la quarantaine de traductions, n'a jamais été publié. Toute somme précise attribuée à ses droits d'auteur relève donc de l'invention, et nous n'en publions aucune.

Il reste des repères. Les seules sommes chiffrées qui lui reviennent sont les dotations de deux prix : 30 000 livres sterling du Financial Times et de McKinsey en 2014, 15 000 dollars du Council on Foreign Relations en 2015. C'est peu au regard d'un best-seller mondial, et cela ne dit rien de ses droits d'auteur. S'y ajoutent un traitement de directeur d'études dans un établissement public, l'EHESS, et une production régulière d'essais et de recueils de chroniques. Le profil est celui d'un universitaire dont un livre a rencontré un succès exceptionnel, pas celui d'un entrepreneur : rien, dans les sources publiques, ne fait état de participations dans des sociétés ou d'un patrimoine immobilier chiffré.

Le paradoxe nourrit les recherches à son sujet : l'économiste qui défend la transparence et l'imposition des patrimoines n'est soumis à aucune déclaration publique de sa propre fortune, puisqu'il n'exerce aucun mandat électif. Les montants qui circulent sur des sites de fortune ne citent aucune source vérifiable. Faute de chiffre établi, nous préférons détailler l'origine de ses revenus plutôt que d'afficher un total fictif.

Questions fréquentes sur Thomas Piketty

Quelle est la fortune de Thomas Piketty ?

Aucun média de référence n'a publié d'estimation de son patrimoine. Ses revenus proviennent de son poste de directeur d'études à l'EHESS et des droits d'auteur de ses livres, dont les montants ne sont pas publics ; seules les dotations de ses prix sont connues.

Combien d'exemplaires du « Capital au XXIe siècle » ont été vendus ?

Plus de 2,5 millions d'exemplaires dans le monde fin 2017, dont près de 450 000 pour l'édition anglaise et 150 000 pour l'édition française. Une quarantaine de contrats de traduction ont été signés.

Combien Thomas Piketty a-t-il gagné avec ses prix ?

Le prix du livre économique de l'année du Financial Times et de McKinsey, reçu en 2014, était doté de 30 000 livres sterling, et le prix Arthur Ross du Council on Foreign Relations, en 2015, de 15 000 dollars.

Que propose Thomas Piketty pour taxer les riches ?

Le 15 octobre 2026, sur BFMTV et RMC, il a plaidé pour un référendum sur un impôt de solidarité nationale visant les fortunes de plus de 100 millions d'euros. En 2026, le rapport du World Inequality Lab défend aussi un impôt mondial annuel allant jusqu'à 20 % du patrimoine des milliardaires.

Quel âge a Thomas Piketty ?

D'après sa date de naissance (7 mai 1971), Thomas Piketty a 55 ans.

Sources : Wikipédia

Célébrités similaires

Comparez la fortune de Thomas Piketty avec d'autres personnalités du même univers.

Voir aussi dans la catégorie Écrivains

Découvrez d'autres profils de écrivains avec leurs fortunes estimées.

Fiche établie par la rédaction de Fortune Célébrités

Synthèse et recoupement de sources publiques (Forbes, Challenges, Bloomberg, déclarations officielles). Voir notre méthodologie et nos sources.

Sources utilisées dans cette fiche

  • T2Books+Publishing — Thomas Piketty « has won the Financial Times and McKinsey Business Book of the Year Award », doté de 30 000 livres sterling (55 000 dollars australiens). (2014)
  • T2Council on Foreign Relations — « Capital in the Twenty-First Century » remporte le 14e prix Arthur Ross du CFR ; son auteur « will receive $15,000 ». (2015)
  • T2Wikipédia — Le livre s'était vendu à « au moins 1,5 million d'exemplaires » en 2016, puis à « plus de 2,5 millions d'exemplaires » dans le monde fin 2017. (2026)
  • T2Wikipédia — Chargé de recherche au CNRS, puis directeur d'études à l'EHESS à partir de 2000. (2026)

Voir notre méthodologie →

Aucune estimation du patrimoine global de Thomas Piketty n'a pu être vérifiée auprès d'une source de référence : cette fiche ne publie donc aucun montant de fortune.

Les chiffres de vente cités datent de fin 2017 ; ils ne permettent pas de déduire le montant de ses droits d'auteur, qui n'a jamais été rendu public. Les dotations de prix sont des montants bruts annoncés par les organisateurs.