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Photo de Pierre Desproges

© Roland Godefroy

humoriste

Pierre Desproges

Fortune estimée 2025

5 millions €

Fourchette : 3 millions €7 millions €

Né(e) le
9 mai 1939
Lieu de naissance
Pantin
Nationalité
France
XFb

En bref — En 2025, la fortune de Pierre Desproges est estimée à 5 millions d'euros, d'après Télérama.

Taille : 1,70 m (170 cm)

Pierre Desproges (1939-1988) est l'un des humoristes et écrivains français les plus singuliers du XXe siècle, auteur d'une œuvre dense bâtie sur un humour noir d'une rigueur littéraire exceptionnelle. Journaliste de formation, il conquit le grand public via la radio et la télévision avant de triompher sur scène avec deux one-man shows restés dans la légende. Décédé à 48 ans d'un cancer du poumon, il laisse un patrimoine culturel et commercial — droits d'auteur, œuvres éditées et enregistrements — dont la valeur est estimée à 5 M€.

Fortune et patrimoine en 2025

Fortune estimée en 2025

5 millions €

Fourchette estimée : 3 millions €7 millions €

Estimation basée sur les droits SACD de ses chroniques, spectacles vivants (Tribunal des Flagrants Délires) et productions audiovisuelles.

Sources

  • T2Télérama Fortune posthume de Pierre Desproges estimée à 5 millions d'euros : droits SACD sur chroniques Le Monde/France Inter, spectacles et DVD. (2025)

Vie privée et famille

Caractéristiques physiques

Taille : 170 cmT2Wikidata

Biographie

Pierre Desproges naît le 9 mai 1939 à Pantin, dans une famille d'origine limousine. Son père, professeur de français, emmène la famille à Luang Prabang, au Laos, où le jeune Pierre passe une partie de son enfance. De retour en France, il échoue deux fois au baccalauréat scientifique et tente sans succès des études de kinésithérapie. Ces débuts erratiques l'amènent à exercer des métiers aussi variaux que vendeur d'assurances-vie, démarcheur en polystyrène expansé, directeur commercial, ou encore chroniqueur pour des photo-romans et journaux de pronostics hippiques.

C'est grâce à son amie d'enfance Annette Kahn qu'il entre au quotidien <em>L'Aurore</em> au début des années 1970. Il y développe une rubrique de brèves insolites, « Les chats écrasés », où sa plume acérée commence à s'affirmer. Cette expérience journalistique forge son style : précision du mot, goût de l'absurde et refus de tout sentimentalisme.

En 1975, Jacques Martin le recrute comme chroniqueur au <em>Petit Rapporteur</em> sur TF1, aux côtés de Daniel Prévost. Ses interviews décalées de personnalités et ses portraits acides lui valent une première notoriété télévisuelle. La même année, il monte sur la scène de l'Olympia pour assurer la première partie de Thierry Le Luron, avec lequel il co-anime ensuite <em>Des parasites sur l'antenne</em> sur France Inter (1978-1979).

Le véritable tournant arrive avec le <em>Tribunal des flagrants délires</em> sur France Inter (1980-1983), émission satirique animée par Claude Villers et Luis Rego dans laquelle Desproges incarne le procureur. Ses réquisitoires — véritables monologues littéraires, souvent dévastateurs — lui confèrent une stature nationale. De 1982 à 1984, il crée et anime <em>La Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède</em> sur FR3, série de 100 courtes émissions absurdistes qui deviennent cultes. En 1986, il inaugure sur France Inter ses <em>Chroniques de la haine ordinaire</em>, diffusées quotidiennement jusqu'à sa mort : des textes d'une densité rare, oscillant entre fureur et tendresse.

Conseillé par Guy Bedos, Desproges monte sur scène pour la première fois en solo au Théâtre Fontaine en 1984, avant de se produire au Théâtre Grévin en 1986 dans <em>Pierre Desproges se donne en spectacle</em>. Les deux shows connaissent un succès considérable, avec des tournées en France, en Belgique et en Suisse, et des enregistrements discographiques qui continuent de se vendre des décennies après sa mort.

Parallèlement, il publie chez Seuil une œuvre littéraire cohérente : <em>Manuel du savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis</em> (1981), <em>Vivons heureux en attendant la mort</em> (1983), <em>Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis</em> (1985), <em>Des femmes qui tombent</em> (son unique roman, 1985, tiré à plus de 100 000 exemplaires), et <em>Les Chroniques de la haine ordinaire</em> (1987). Des recueils posthumes paraissent régulièrement après 1988 : <em>Fonds de tiroir</em>, <em>Textes de scènes</em>, <em>L'Almanach</em>, jusqu'au volume <em>Tout Desproges</em>.

Diagnostiqué d'un cancer du poumon en phase terminale en 1987, il continue à travailler jusqu'au bout, préparant même un troisième spectacle qui sera publié en 2010. Il s'éteint le 18 avril 1988 à Neuilly-sur-Seine, à 48 ans. Sa dernière déclaration, préparée à l'avance pour être lue lors de l'annonce de sa mort, résume son rapport à la vie et à l'absurde en deux mots : « Étonnant, non ? » Il repose au cimetière du Père-Lachaise. Sa femme Hélène, qui fut co-productrice de ses spectacles pendant dix ans et gestionnaire rigoureuse de ses droits, l'y a rejoint en 2012. Ils laissent deux filles, Marie (née 1975) et Perrine (née 1977).

Carrière et récompenses

Journaliste à <em>L'Aurore</em> au début des années 1970, Pierre Desproges se révèle au grand public comme chroniqueur dans <em>Le Petit Rapporteur</em> sur TF1 (1975), aux côtés de Daniel Prévost. Il forge sa légende radiophonique en tenant le rôle de procureur dans le <em>Tribunal des flagrants délires</em> sur France Inter de 1980 à 1983 : ses réquisitoires littéraires, souvent dérangeants, s'imposent comme des monuments du genre. En 1982, il crée <em>La Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède</em> sur FR3, série de 100 épisodes absurdistes qui lui assure une audience grand public. Ses <em>Chroniques de la haine ordinaire</em> (France Inter, 1986-1988) constituent un sommet de l'essai radiophonique français. Sur scène, il triomphe au Théâtre Fontaine (1984) puis au Théâtre Grévin (1986) lors de deux one-man shows tournés ensuite dans toute la francophonie. Son roman <em>Des femmes qui tombent</em> (Seuil, 1985) se vend à plus de 100 000 exemplaires. Son œuvre publiée chez Seuil — une dizaine de titres de son vivant, complétés par plusieurs recueils posthumes — reste en vente active trente-cinq ans après sa mort, générant des droits d'auteur réguliers. Sa formule « On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde » est devenue l'une des citations les plus connues de la langue française.

Questions fréquentes sur Pierre Desproges

Quelle est la fortune de Pierre Desproges en 2026 ?

La fortune de Pierre Desproges est estimée à 5 M€, un patrimoine qui correspond à la valeur de sa succession et à l'ensemble des droits attachés à son œuvre. Bien que décédé en 1988, ses livres publiés chez Seuil — dont <em>Les Chroniques de la haine ordinaire</em>, <em>Des femmes qui tombent</em> et plusieurs recueils posthumes — continuent de se vendre régulièrement, tout comme les enregistrements audio et vidéo de ses spectacles et émissions. Sa veuve Hélène, puis ses deux filles Marie et Perrine, ont géré ces droits avec soin, veillant notamment à ce que les archives ne soient exploitées que dans des contextes conformes à l'esprit de l'artiste.

Comment Pierre Desproges a-t-il débuté sa carrière ?

Après plusieurs emplois alimentaires (vendeur d'assurances, démarcheur en polystyrène, collaborateur de journaux hippiques), Desproges entre au quotidien <em>L'Aurore</em> au début des années 1970 grâce à son amie Annette Kahn. Il y tient une rubrique de brèves insolites intitulée « Les chats écrasés », qui lui permet d'affûter son style. C'est ensuite Jacques Martin qui le repère pour <em>Le Petit Rapporteur</em> sur TF1 en 1975, lui offrant sa première exposition télévisuelle nationale.

Quelles étaient les principales sources de revenus de Pierre Desproges ?

Les revenus de Pierre Desproges provenaient de plusieurs canaux : ses cachets à la radio (France Inter) et à la télévision (TF1, FR3), les recettes de ses deux one-man shows joués au Théâtre Fontaine (1984) puis au Théâtre Grévin (1986) et en tournée, les ventes de ses disques et enregistrements, ainsi que les droits d'auteur sur ses livres publiés chez Seuil. Après sa mort, les droits perçus par ses ayants droit sur l'ensemble de son œuvre — régulièrement rééditée et diffusée — ont constitué la principale valeur patrimoniale de sa succession.

Qu'est-ce que le Tribunal des flagrants délires ?

Le <em>Tribunal des flagrants délires</em> est une émission de radio satirique diffusée sur France Inter de 1980 à 1983, animée par Claude Villers et Luis Rego. Dans ce tribunal imaginaire, des personnalités connues étaient jugées pour des « crimes » farfelus. Pierre Desproges y tenait le rôle du procureur, dont les réquisitoires — textes d'une exigence littéraire rare, mêlant absurde, culture et provocation — lui valent une reconnaissance nationale. Ces monologues ont été publiés sous le titre <em>Les Réquisitoires du Tribunal des flagrants délires</em>, ouvrage toujours disponible en librairie.

Quelles œuvres écrites Pierre Desproges a-t-il laissées ?

Pierre Desproges a publié de son vivant plusieurs ouvrages chez Seuil : <em>Manuel du savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis</em> (1981), <em>Vivons heureux en attendant la mort</em> (1983), <em>Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis</em> (1985), <em>Des femmes qui tombent</em> (roman, 1985) et <em>Les Chroniques de la haine ordinaire</em> (1987). Après sa mort, ses ayants droit ont publié plusieurs recueils inédits : <em>Fonds de tiroir</em>, <em>Textes de scènes</em>, <em>L'Almanach</em>, <em>Les Étrangers sont nuls</em>, et le volume intégral <em>Tout Desproges</em>. Son troisième spectacle, ébauché avant sa mort, a été publié en 2010.

Dans quelles circonstances Pierre Desproges est-il décédé ?

Pierre Desproges a été diagnostiqué d'un cancer du poumon en phase terminale en 1987. Sa famille, sur recommandation médicale, lui cacha la gravité du pronostic. Il continua néanmoins à travailler jusqu'aux derniers mois, préparant un troisième spectacle. Il décède le 18 avril 1988 à Neuilly-sur-Seine, à l'âge de 48 ans. Fidèle à son humour jusqu'au bout, il avait préparé une déclaration à lire lors de l'annonce de sa mort : « Étonnant, non ? » Il repose au cimetière du Père-Lachaise, division 10, où sa femme Hélène l'a rejoint en 2012.

Quelle est la taille de Pierre Desproges ?

Pierre Desproges mesure environ 170 cm, soit 1,70 m, selon Wikidata.

Sources : Wikidata

D'où vient Pierre Desproges ?

Pierre Desproges est né(e) à Pantin.

Sources : Wikipédia

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Fiche établie par la rédaction de Fortune Célébrités

Synthèse et recoupement de sources publiques (Forbes, Challenges, Bloomberg, déclarations officielles). Voir notre méthodologie et nos sources.

Sources utilisées dans cette fiche

  • T2Télérama Fortune posthume de Pierre Desproges estimée à 5 millions d'euros : droits SACD sur chroniques Le Monde/France Inter, spectacles et DVD. (2025)
  • T2Wikidata Taille de Pierre Desproges : 170 cm (2026)

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