Aller au contenu principal
Photo de Frédéric Souillot

© William Jexpire

Syndicaliste

Frédéric Souillot

Né(e) le
1 janvier 1967
Lieu de naissance
Dijon, Côte-d’Or, France
Nationalité
France
XFb

Frédéric Souillot, né en 1967 à Dijon, est secrétaire général de Force ouvrière depuis le 3 juin 2022 ; il a été réélu le 25 avril 2026 avec 98,06 % des voix, pour un mandat qui court jusqu’en 2030. Aucun média de référence n’a jamais chiffré sa fortune et FO ne publie pas le salaire de son dirigeant. Le seul repère public remonte à 2018 : son prédécesseur Jean-Claude Mailly avait perçu 100 334,63 euros bruts en 2017, tout compris. Ancien pâtissier devenu technicien de maintenance, ce « métallo » revendiqué dirige la troisième confédération syndicale française.

Fortune et patrimoine en 2026

Aucune estimation de fortune publiée par un média de référence

Nous avons cherché un montant de patrimoine pour Frédéric Souillot dans la presse économique et généraliste, dans les classements de fortune, chez Celebrity Net Worth, auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique et dans le registre national des entreprises : aucune source ne publie de chiffre. Dirigeant syndical sans mandat électif ni fonction gouvernementale, il n’est astreint à aucune déclaration de patrimoine, Force ouvrière ne communique pas la rémunération de son secrétaire général. Les éléments ci-dessous décrivent ce que l’on sait de ses emplois et du niveau des rémunérations à la tête de FO ; ils ne permettent pas de calculer un patrimoine.

Ce que l’on sait de ses revenus

  • Repère pour le poste qu’il occupe depuis 2022 : rémunération 2017 de Jean-Claude Mailly, alors secrétaire général de FO, révélée par Le Parisien ( 22 792,37 € de prime de départ à la retraite en 2018) : 100 334,63 € bruts (2017, son prédécesseur) — Le Journal du dimanche
  • Frais professionnels remboursés en un an aux treize membres du bureau confédéral de FO, instance dont Frédéric Souillot faisait partie depuis 2015 (moyenne de 29 898 € par personne ; les montants individuels des secrétaires confédéraux ne sont pas publiés) : 388 683 € pour treize personnes (exercice 2017) — Le Journal du dimanche
  • Salaire brut annuel 2017 de cinq cadres de FO autres que le secrétaire général, d’après les documents révélés par Le Parisien. Frédéric Souillot était alors secrétaire confédéral, mais les personnes concernées ne sont pas nommées : ce montant ne lui est pas attribué : près de 63 000 € bruts hors primes, environ 80 000 € primes comprises — AgoraVox (tribune reprenant les chiffres du Parisien)
  • Emploi salarié avant de devenir permanent syndical : spécialiste de la maintenance et de l’installation de stations-service chez Schlumberger, entreprise devenue Tokheim, à partir de 1994 ; aucune rémunération n’a été rendue publique — Libération (portrait, PDF hébergé par FO)
  • Crédits perçus par la confédération Force ouvrière, qu’il dirige, au titre du fonds paritaire de financement du dialogue social en 2025. Il s’agit du budget de l’organisation, soumis à un rapport annuel d’utilisation, et non d’un revenu personnel : 18,39 M€ (2025, pour la confédération) — Le Journal du dimanche

Vie privée et famille

Biographie

Frédéric Souillot est né en 1967 à Dijon, dans une famille d’ouvriers : petit-fils d’électricien, fils de gazier. « Moi, je suis fils de gazier ! », lançait-il au portraitiste de Libération en 2022, une phrase qu’il répète volontiers pour résumer d’où il vient. Rien ne le destinait pourtant à l’industrie : à 16 ans, en 1983, il décroche un diplôme de pâtissier-confiseur et de chocolatier-glacier. Adolescent, racontait le même portrait, il préférait exhiber sa toque. En 1994, il est embauché chez Schlumberger — entreprise ensuite devenue Tokheim — comme spécialiste de la maintenance et de l’installation de stations-service. C’est là que commence sa vie militante : il prend sa première carte à Force ouvrière et fonde son syndicat d’entreprise à Dijon, qui s’implante durablement dans l’établissement. Libération situe cette première carte en 1994, Wikipédia son adhésion et la création de son syndicat en 1995. Ce parcours de terrain, celui d’un salarié qui crée sa section et la fait grandir, reste le socle de sa légitimité interne. En 2008, il rejoint FO Métaux, la fédération de la métallurgie, l’une des plus puissantes de la confédération, comme secrétaire fédéral chargé de la sidérurgie et des métaux de base. Ce sont les années des batailles industrielles : il s’y fait connaître en défendant des sites menacés, notamment dans la sidérurgie d’ArcelorMittal, un dossier qui l’amène à croiser le fer avec l’exécutif alors qu’il n’est encore qu’un responsable fédéral. En 2015, il entre au bureau confédéral de FO comme secrétaire confédéral, chargé du secteur juridique, sous le mandat de Jean-Claude Mailly. Il y siège pendant les années de turbulences de la centrale : la démission de Pascal Pavageau en octobre 2018, puis la publication par Le Parisien des rémunérations et des notes de frais des dirigeants confédéraux, qui abîme durablement l’image de l’organisation. Les treize membres du bureau confédéral, dont il faisait alors partie, s’étaient fait rembourser 388 683 euros de frais en un an, soit 29 898 euros en moyenne par personne. Le 3 juin 2022, au 25e congrès confédéral de Rouen, il est élu secrétaire général de Force ouvrière avec 88 % des suffrages, face à Christian Grolier, numéro un de la fédération des fonctionnaires. Il succède à Yves Veyrier, de dix ans son aîné, et bénéficie du soutien de Jean-Claude Mailly. Inconnu du grand public, il est reconnaissable entre mille par ses militants : coupe en brosse, épaisse moustache, anneaux aux oreilles, bracelets de bois et santiags. Il se définit lui-même comme « réformiste » et refuse toute aventure politique : « Je ne veux pas faire autre chose que du syndicalisme. » Son premier mandat est dominé par la réforme des retraites de 2023, dont il fait « la mère de toutes les batailles » en défendant un retour de l’âge de départ à 60 ans. Il est l’une des voix de l’intersyndicale qui organise les journées de mobilisation du premier semestre 2023. Le 5 avril 2023, les huit organisations syndicales quittent Matignon après qu’Élisabeth Borne a refusé de retirer la loi : « Côté ambiance c’était tendu et la réunion a été rompue au bout d’une heure », raconte-t-il alors, avant d’ajouter : « Nous sommes plus déterminés que jamais. Il n’y a aucune inflexion. » Le 8 avril 2025, la quatrième mesure de la représentativité syndicale confirme FO à la troisième place du privé avec 14,91 % des voix, derrière la CFDT (26,58 %) et la CGT (22,21 %), mais désormais talonnée par la CFE-CGC (12,95 %). Du 20 au 24 avril 2026, le 26e congrès confédéral réunit environ 3 000 délégués à Dijon, sa ville natale ; le rapport d’activité et le rapport financier du mandat écoulé y sont approuvés. Seul candidat à sa succession, il est réélu le 25 avril 2026 par 98,06 % des voix du Comité confédéral national, jusqu’en 2030, avec une priorité affichée, « le développement », et deux objectifs : recruter des cadres et rajeunir les troupes, tout en maintenant l’indépendance de FO à l’égard des partis à l’approche de 2027. À l’automne 2026, il est en première ligne du conflit social sur le pouvoir d’achat et le budget. Après la grève de la fonction publique du 29 septembre, FO s’associe à l’appel intersyndical à la grève et aux manifestations du jeudi 5 novembre 2026. « FO est le syndicat de la fiche de paye. Dans le public comme dans le privé », écrivait-il la veille, en réclamant un coup de pouce au SMIC, de vraies négociations de branche et la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires.

Carrière et récompenses

1983 : diplôme de pâtissier-confiseur et chocolatier-glacier, obtenu à 16 ans. 1994 : embauché chez Schlumberger, devenu Tokheim, comme spécialiste de la maintenance et de l’installation de stations-service ; il y crée son syndicat FO à Dijon. 2008 : secrétaire fédéral de FO Métaux, chargé de la sidérurgie et des métaux de base, au cœur des conflits industriels de la décennie. 2015 : entrée au bureau confédéral comme secrétaire confédéral chargé du secteur juridique. 3 juin 2022 : élu secrétaire général de Force ouvrière au 25e congrès de Rouen avec 88 % des suffrages, succédant à Yves Veyrier. 2023 : figure de l’intersyndicale contre la réforme des retraites, qu’il qualifie de « mère de toutes les batailles ». 8 avril 2025 : FO confirmée troisième confédération du privé avec 14,91 % des voix. 20-24 avril 2026 : 26e congrès confédéral à Dijon, environ 3 000 délégués. 25 avril 2026 : réélu secrétaire général avec 98,06 % des voix, seul candidat, pour un mandat jusqu’en 2030. 5 novembre 2026 : FO dans l’appel intersyndical à la grève sur les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie.

Notre analyse des revenus de Frédéric Souillot

Frédéric Souillot appartient à cette catégorie de personnalités très exposées dont aucun revenu personnel n’est documenté. Force ouvrière ne publie pas la rémunération de son secrétaire général, aucun classement de fortune ne l’a jamais évalué, et il n’est soumis à aucune obligation de déclaration : contrairement à un ministre ou à un élu, un dirigeant syndical ne dépose rien auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Les montants de « fortune » qui circulent sur des sites spécialisés ne citent aucune source et nous ne les reprenons pas.

Ce que l’on connaît, c’est l’ordre de grandeur du poste, et il vient d’une fuite. En novembre 2018, Le Parisien a publié les comptes de la confédération : Jean-Claude Mailly, secrétaire général jusqu’à cette année-là, avait perçu 100 334,63 euros bruts en 2017, tout compris, et 22 792,37 euros de prime de départ à la retraite en 2018. Cinq autres cadres émargeaient à près de 63 000 euros bruts hors primes, environ 80 000 euros primes comprises. Frédéric Souillot siégeait alors au bureau confédéral, mais les documents ne nomment pas les intéressés : ces chiffres éclairent le niveau des rémunérations à la tête de FO, pas la sienne. Ils datent en outre de huit ans, et la confédération s’était engagée à revoir ses règles après le scandale.

La comparaison avec ses homologues ne va pas plus loin. À la CGT, Sophie Binet ne communique pas davantage son salaire .

Reste une dernière confusion à écarter : les sommes qui passent entre les mains de FO ne sont pas les siennes. La confédération a perçu 18,39 millions d’euros du fonds paritaire de financement du dialogue social en 2025, derrière la CFDT (23,73 millions) et la CGT (22 millions), et elle emploie des permanents, loue des locaux, rembourse des frais de déplacement. C’est un budget d’organisation, soumis à certification et à un rapport annuel d’utilisation des crédits, pas un revenu personnel. Si FO ou un média de référence publie un jour la rémunération de son secrétaire général, nous mettrons cette fiche à jour.

Questions fréquentes sur Frédéric Souillot

Quelle est la fortune de Frédéric Souillot en 2026 ?

Aucun média de référence ne l’a estimée et nous ne publions donc aucun montant. Dirigeant syndical sans mandat électif ni fonction gouvernementale, il n’est soumis à aucune déclaration de patrimoine auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

Combien gagne le secrétaire général de Force ouvrière ?

FO ne communique pas la rémunération de son dirigeant. Le seul repère public date de novembre 2018, quand Le Parisien a révélé les comptes de la confédération : Jean-Claude Mailly, secrétaire général jusqu’en 2018, avait perçu 100 334,63 euros bruts en 2017, tout compris. Ce chiffre concerne son prédécesseur, pas lui.

Combien touchaient les dirigeants de FO quand Frédéric Souillot siégeait au bureau confédéral ?

Selon les documents révélés par Le Parisien en novembre 2018, cinq cadres de FO autres que le secrétaire général percevaient en 2017 près de 63 000 euros de salaire brut annuel hors primes, soit environ 80 000 euros primes comprises. Frédéric Souillot était alors secrétaire confédéral, mais les noms ne sont pas précisés : rien ne permet de lui attribuer l’un de ces montants.

Quel âge a Frédéric Souillot ?

Il est né en 1967 à Dijon. Le jour et le mois ne sont pas documentés publiquement : Wikipédia, Wikidata et le portrait que lui a consacré Libération ne donnent que l’année. La presse lui attribuait 54 ans à son élection, en juin 2022, et 58 ans à sa réélection, en avril 2026 : il a donc 58 ou 59 ans en 2026.

Quelles sont les origines de Frédéric Souillot ?

Il est bourguignon, né à Dijon, où s’est tenu le congrès qui l’a réélu en 2026. Il se présente comme petit-fils d’électricien et fils de gazier : « Moi, je suis fils de gazier ! », disait-il à Libération en 2022.

Quel métier exerçait Frédéric Souillot avant d’être syndicaliste ?

Il a d’abord obtenu, à 16 ans en 1983, un diplôme de pâtissier-confiseur et chocolatier-glacier. En 1994, il est embauché chez Schlumberger, devenu Tokheim, comme spécialiste de la maintenance et de l’installation de stations-service. C’est dans cette entreprise qu’il crée son syndicat FO, avant de devenir permanent de la fédération de la métallurgie en 2008.

Pourquoi Frédéric Souillot a-t-il été réélu en avril 2026 ?

Il était le seul candidat à sa succession au 26e congrès de Force ouvrière, réuni du 20 au 24 avril 2026 à Dijon avec environ 3 000 délégués. Le Comité confédéral national lui a accordé 98,06 % de ses suffrages le 25 avril, pour un mandat jusqu’en 2030.

Que demande Frédéric Souillot en novembre 2026 ?

FO s’est joint à l’appel intersyndical à la grève et aux manifestations du 5 novembre 2026, après la grève de la fonction publique du 29 septembre. Il réclame un coup de pouce significatif au SMIC, de véritables négociations de branche et d’entreprise, la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires et le retour de l’échelle mobile des salaires, et dénonce le projet de budget 2027.

Célébrités similaires

Comparez la fortune de Frédéric Souillot avec d'autres personnalités du même univers.

Voir aussi dans la catégorie Politiques

Découvrez d'autres profils de politiques avec leurs fortunes estimées.

Fiche établie par la rédaction de Fortune Célébrités

Synthèse et recoupement de sources publiques (Forbes, Challenges, Bloomberg, déclarations officielles). Voir notre méthodologie et nos sources.

Sources utilisées dans cette fiche

  • T2Le Journal du dimanche — « Jean-Claude Mailly a perçu en 2017, tout compris, 100.334,63 euros bruts » ; sa prime de départ à la retraite en 2018 s’est élevée à « 22.792,37 euros ». Chiffres issus des documents publiés par Le Parisien. (2018)
  • T3AgoraVox (tribune reprenant les chiffres du Parisien) — « Cinq autres cadres de FO ont, en 2017, perçu, hors primes, près de 63 000 euros de salaire brut annuel chacun, ce qui donne 80 000 euros environ par an, avec les primes. » (2018)
  • T1Libération (portrait, PDF hébergé par FO) — « Une première carte à FO en 1994 après avoir été embauché chez Schlumberger (devenu Tokheim), spécialisé dans la [maintenance et l’installation de stations]-service » ; « né à Dijon en 1967 » ; diplôme de pâtissier-confiseur et de chocolatier à 16 ans. (2022)
  • T2Le Journal du dimanche — « Dans le classement des organisations bénéficiaires, la CFDT arrive en tête. Elle a perçu 23,73 millions d’euros en 2025, devant la CGT (22 millions) et Force ouvrière (18,39 millions) » ; « la subvention de l’État au fonds s’est élevée à 34,67 millions d’euros en 2025 ». (2026)

Voir notre méthodologie →

Aucune estimation du patrimoine ni du salaire de Frédéric Souillot n’a pu être vérifiée auprès d’une source de référence : cette fiche ne publie aucun montant de fortune.

Les rémunérations citées concernent son prédécesseur Jean-Claude Mailly et d’autres cadres non nommés de FO, pour l’exercice 2017 ; elles ne constituent qu’un ordre de grandeur du poste et ne lui sont pas attribuées.

Seule l’année de naissance de Frédéric Souillot, 1967, est documentée : le jour et le mois ne figurent dans aucune source publique consultée.