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Photo de Jean Yanne

© Studio Harcourt

scénariste

Jean Yanne

Né(e) le
18 juillet 1933
Lieu de naissance
Les Lilas
Nationalité
France
XFb

Jean Yanne (1933-2003), de son vrai nom Jean Roger Gouyé, a été acteur, humoriste, réalisateur, producteur, chanteur et pilier des « Grosses Têtes » sur RTL. Prix d’interprétation à Cannes en 1972, il a réalisé deux des grands succès populaires du cinéma français, « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » (plus de 4 millions d’entrées) et « Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ » (4,6 millions). Aucune estimation fiable de sa fortune n’a été publiée ; sa carrière de producteur a connu d’importants revers financiers. Il est mort le 23 mai 2003, à 69 ans.

Fortune et patrimoine en 2026

Aucune estimation de fortune publiée par un média de référence

Nous avons cherché une estimation du patrimoine de Jean Yanne dans la presse économique, dans les classements de fortune et sur Celebrity Net Worth, qui n’a pas de fiche à son nom. Aucune source reconnue ne chiffre sa fortune, ni de son vivant, ni après sa mort en 2003, et sa succession n’a fait l’objet d’aucune communication publique. Nous documentons à la place les résultats commerciaux des films qu’il a réalisés et produits, et les épisodes financiers rapportés par sa biographie.

Ce que l’on sait de ses revenus

Vie privée et famille

Biographie

Jean Roger Gouyé naît le 18 juillet 1933 aux Lilas, alors dans le département de la Seine. Il grandit dans un milieu modeste : son père, André Gouyé, est ouvrier-lithographe avant de devenir ébéniste, et sa mère, Aimée Bonabeaux (1913-2002), travaille comme couturière chez de grands couturiers. À la rentrée 1950, il entre au Centre de formation des journalistes de Paris, qu’il quitte au bout de cinq mois. Il écrit ensuite à la pige pour L’Aurore, Paris-Presse ou L’Humanité Dimanche.

C’est le cabaret qui le révèle. Sous le nom de Jean Yanne, il se produit avec Bob du Pac à l’Académie des vins, puis forme au début des années 1960 un duo radiophonique avec Jacques Martin. Son humour corrosif lui ouvre les antennes, mais aussi les portes de sortie : sa première émission de télévision, « Un égale trois », en 1964, s’arrête au bout de cinq numéros, et sa biographie le décrit comme un « champion en matière de licenciements » d’une station à l’autre.

Le cinéma d’auteur le découvre à la fin des années 1960. Jean-Luc Godard l’engage pour « Week-end » (1967), puis Claude Chabrol lui confie deux rôles marquants, dans « Que la bête meure » (1969) et « Le Boucher » (1970). En 1972, son interprétation dans « Nous ne vieillirons pas ensemble », de Maurice Pialat, lui vaut le prix d’interprétation masculine du Festival de Cannes, une récompense qu’il n’ira pas chercher.

La même année, il passe à la réalisation. Faute de producteur prêt à financer sa satire de la radio, il crée avec Jean-Pierre Rassam la société Cinéquanon. Le pari est gagnant : « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » dépasse les 4 millions d’entrées et reste douze semaines en tête du box-office français en 1972. Suivent, coécrits avec Gérard Sire, « Moi y’en a vouloir des sous » (1973), satire du capitalisme et du syndicalisme, puis « Les Chinois à Paris » (1974), superproduction pour laquelle il obtient un financement de l’industriel Marcel Dassault. Malgré un démarrage prometteur, le film plafonne à 1,6 million d’entrées et constitue un échec commercial. Avec celui de « Chobizenesse » (1975), il a raison de Cinéquanon, une société décrite comme « dépensière et festive ». Une seconde structure, les Productions Yanne, ne connaîtra pas davantage de succès.

En 1979, il s’expatrie à Los Angeles « pour raisons financières », selon sa biographie. Il continue pourtant à tourner et à réaliser : « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette » (1979), puis « Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ » (1982), péplum parodique tourné en Tunisie avec Coluche et Michel Serrault, qui attire 4 601 239 spectateurs et se classe troisième du box-office de l’année. Son dernier film comme réalisateur, « Liberté, égalité, choucroute », sort en 1984.

La suite de sa carrière est celle d’un second rôle très demandé : « Hanna K. » de Costa-Gavras (1983), « Indochine » de Régis Wargnier (1992), « Le Hussard sur le toit » (1995) ou « Le Pacte des loups » (2001). Il reste pendant une vingtaine d’années l’une des voix des « Grosses Têtes » de RTL, et reçoit en 2000 le prix Alphonse-Allais pour un recueil de « Pensées, répliques, textes et anecdotes ». Côté vie privée, il a épousé Jacqueline Renée Guellerin Allard et a partagé à partir de 1976 la vie de Mimi Coutelier ; il est le père de deux fils, Thomas, né en 1970, et Jean-Christophe, né en 1991. Jean Yanne meurt le 23 mai 2003 à Morsains, dans la Marne, à 69 ans. Il est inhumé au cimetière communal des Lilas, sa ville natale.

Carrière et récompenses

1950 : cinq mois au Centre de formation des journalistes, puis piges pour la presse parisienne. Années 1950-1960 : cabaret avec Bob du Pac, puis duo radiophonique avec Jacques Martin. 1964 : émission télévisée « Un égale trois ». 1967 : « Week-end » de Jean-Luc Godard. 1969-1970 : « Que la bête meure » et « Le Boucher » de Claude Chabrol. 1972 : prix d’interprétation masculine à Cannes pour « Nous ne vieillirons pas ensemble » de Maurice Pialat ; premier film comme réalisateur, « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », plus de 4 millions d’entrées. 1973-1975 : « Moi y’en a vouloir des sous », « Les Chinois à Paris » (1,6 million d’entrées, échec commercial), « Chobizenesse ». 1982 : « Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ », 4 601 239 entrées. 1984 : « Liberté, égalité, choucroute ». 1983-2001 : seconds rôles dans « Hanna K. », « Indochine », « Le Hussard sur le toit », « Le Pacte des loups ». Une vingtaine d’années aux « Grosses Têtes » sur RTL. 2000 : prix Alphonse-Allais.

Notre analyse de la fortune de Jean Yanne

Il n’existe aucune estimation sérieuse de la fortune de Jean Yanne. Aucun média de référence ne l’a chiffrée, Celebrity Net Worth ne lui consacre pas de fiche, et sa succession, ouverte en 2003, est restée privée. Les sites qui affichent un montant le font sans source : nous ne retenons aucun chiffre.

Sa carrière offre en revanche un cas d’école des revenus d’un artiste-entrepreneur des années 1970. Comme acteur, il touchait des cachets ; comme réalisateur et producteur, il pariait son propre argent. Le premier pari, « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », a été un triomphe : plus de 4 millions d’entrées pour un film produit par Cinéquanon, la société qu’il avait créée avec Jean-Pierre Rassam faute de trouver un producteur. Dans ce modèle, le producteur perçoit une part des recettes après celles des salles et du distributeur : le gain a vraisemblablement été important, mais il n’a jamais été chiffré publiquement.

Les paris suivants ont coûté cher. « Les Chinois à Paris », superproduction financée avec l’aide de Marcel Dassault, n’a réuni que 1,6 million de spectateurs, un chiffre que sa biographie range parmi les échecs commerciaux, et l’échec de « Chobizenesse » a achevé Cinéquanon. Sa seconde société, les Productions Yanne, n’a pas eu davantage de succès, et sa biographie indique qu’il s’est installé à Los Angeles en 1979 « pour raisons financières ». Son plus gros succès, « Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ » (4,6 millions d’entrées en 1982), a été produit par Carthago Films et Renn Productions, et non par sa propre société : il en a profité comme réalisateur, pas comme producteur.

Au total, Jean Yanne a connu des revenus élevés mais irréguliers, avec au moins une période de difficultés financières documentée. Ses vingt dernières années — seconds rôles recherchés, « Grosses Têtes » sur RTL, livres — lui ont assuré des revenus réguliers. Comparé à des contemporains comme Jean-Paul Belmondo ou Gérard Depardieu, devenus aussi entrepreneurs, son patrimoine final reste impossible à évaluer faute de source : la seule réponse honnête est que nous ne le connaissons pas.

Questions fréquentes sur Jean Yanne

Quelle était la fortune de Jean Yanne ?

Aucun montant fiable n’existe. Nous n’avons trouvé d’estimation ni dans la presse économique, ni sur Celebrity Net Worth, qui n’a pas de fiche à son nom. Sa succession, ouverte en 2003, n’a fait l’objet d’aucune communication publique. Sa trajectoire financière est surtout connue par ses contrastes : de grands succès au box-office, mais aussi la faillite de sa société de production et un départ pour Los Angeles « pour raisons financières » en 1979.

Combien a rapporté « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » ?

Les recettes et la part de Jean Yanne n’ont jamais été publiées. Le film, produit par Cinéquanon, la société qu’il avait fondée avec Jean-Pierre Rassam, a dépassé les 4 millions d’entrées en France et est resté douze semaines numéro un du box-office en 1972, la plus longue série de l’année.

Pourquoi Jean Yanne est-il parti à Los Angeles ?

Selon sa biographie, il s’est expatrié en 1979 « pour raisons financières ». Ce départ fait suite à l’échec commercial des « Chinois à Paris » (1974) et de « Chobizenesse » (1975), qui avait entraîné la fin de Cinéquanon, puis à l’insuccès de sa seconde société, les Productions Yanne.

Quand et où Jean Yanne est-il né et mort ?

Jean Yanne, de son vrai nom Jean Roger Gouyé, est né le 18 juillet 1933 aux Lilas (alors dans la Seine) et mort le 23 mai 2003 à Morsains, dans la Marne, à l’âge de 69 ans. Il est inhumé au cimetière communal des Lilas.

Qui étaient la femme et les enfants de Jean Yanne ?

Il a épousé Jacqueline Renée Guellerin Allard, puis a partagé à partir de 1976 la vie de Mimi Coutelier. Il a eu deux fils : Thomas, né en 1970 de sa relation avec Sophie Garel, et Jean-Christophe, né en 1991.

Jean Yanne a-t-il reçu un prix à Cannes ?

Oui. En 1972, il a obtenu le prix d’interprétation masculine du Festival de Cannes pour « Nous ne vieillirons pas ensemble », de Maurice Pialat. Il n’est pas allé chercher sa récompense.

Quel est le plus grand succès de Jean Yanne au cinéma ?

En nombre d’entrées, c’est « Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ » (1982), avec Coluche et Michel Serrault : 4 601 239 spectateurs, troisième film de l’année en France, pour un budget d’environ 40 millions de francs. « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » (1972) le suit de près, avec plus de 4 millions d’entrées.

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Fiche établie par la rédaction de Fortune Célébrités

Synthèse et recoupement de sources publiques (Forbes, Challenges, Bloomberg, déclarations officielles). Voir notre méthodologie et nos sources.

Sources utilisées dans cette fiche

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Les montants de fortune sont des estimations basées sur des sources publiques.

Aucune estimation chiffrée et sourcée du patrimoine de Jean Yanne n’a été publiée par un média de référence : cette fiche ne retient donc aucun montant. Les nombres d’entrées en salles ne sont pas des revenus personnels.

Jean Yanne est décédé le 23 mai 2003. Sa succession n’a fait l’objet d’aucune communication publique.