Michèle Barzach, ministre déléguée à la Santé de 1986 à 1988 et pionnière de la lutte contre le sida en France, est morte le 26 octobre 2026 à Paris, à 83 ans. Aucun média de référence n’a jamais chiffré son patrimoine et Celebrity Net Worth n’a pas de fiche à son nom : cette page ne publie donc aucun montant de fortune. Ses revenus les mieux documentés venaient du secteur privé : administratrice non exécutive de GlaxoSmithKline, elle y a perçu 107 000 livres en 2003, après 100 000 livres en 2002, selon les comptes déposés par le groupe auprès du régulateur boursier américain.
Fortune et patrimoine en 2026
Aucune estimation de fortune publiée par un média de référence
Nous avons cherché une estimation du patrimoine de Michèle Barzach dans la presse économique française, dans les classements de fortune et sur Celebrity Net Worth, qui n’a aucune fiche à son nom. Aucune source reconnue n’a jamais chiffré son patrimoine, et ses mandats électifs s’étant achevés en 1995, elle n’a jamais eu à déposer de déclaration de situation patrimoniale auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, créée en 2013. Les éléments ci-dessous documentent ses revenus et ses fonctions rémunérées ; ils ne permettent pas d’en déduire une fortune.
Ce que l’on sait de ses revenus
- Rémunération annuelle totale d’administratrice non exécutive de GlaxoSmithKline plc (2003, après 100 000 £ en 2002) : 107 000 £ (soit environ 125 000 €) — GlaxoSmithKline plc — rapport annuel 2003 déposé auprès de la Securities and Exchange Commission (formulaire 6-K)
- Jetons de présence partiellement versés en actions et ADS du groupe, non débloqués avant son départ du conseil — GlaxoSmithKline plc — rapport annuel 2003 (SEC, formulaire 6-K)
- Rémunérations perçues du groupe GlaxoSmithKline à d’autres titres que son mandat d’administratrice, en tant que « consultante internationale en stratégie de santé » — montant non détaillé — GlaxoSmithKline plc — rapport annuel 2003 (SEC, formulaire 6-K)
- Activité libérale de gynécologue puis de psychanalyste à Paris, de 1970 à son entrée au gouvernement en 1986, avec une consultation au dispensaire d’Aubervilliers au début des années 1970 — France 24 (AFP)
- Indemnités publiques : ministre déléguée chargée de la Santé et de la Famille (mars 1986-mai 1988), puis députée de Paris du 5 juin 1988 au 6 décembre 1990, mandat clos par sa démission — Assemblée nationale — fiche officielle des députés de la Ve République
- Présidence du conseil de surveillance de CI3S.COM, société française de conseil en systèmes et logiciels informatiques créée en mars 2000 et toujours active — aucun compte annuel publié — Annuaire des entreprises — API Recherche d’entreprises (DINUM)
- Participation à une SCI de location immobilière constituée en 2000 avec son mari Jacques Lebas, dont elle était liquidatrice ; société radiée en 2021 — Annuaire des entreprises — API Recherche d’entreprises (DINUM)
- Droits d’auteur sur deux essais : « Le Paravent des égoïsmes » (Odile Jacob, 1989) et « Vérités et tabous » (Le Seuil, 1994) — Wikipédia (FR)
Vie privée et famille
- Conjoint(e)Jacques LebasFrance 24 (AFP)
Biographie
Michèle Barzach naît le 11 juillet 1943 à Casablanca, au Maroc, . L’AFP rapporte qu’elle a été « élevée par des femmes marocaines », une expérience dont elle disait qu’elle avait durablement façonné son regard sur la condition féminine. Elle gagne Paris pour y faire sa médecine et soutient en 1970 une thèse consacrée à « L’Image radiologique des sarcomes utérins ». Devenue gynécologue, elle exerce en cabinet à Paris et dirige, au début des années 1970, une consultation au dispensaire d’Aubervilliers aux côtés de Joëlle Kauffmann. Elle ouvre ensuite un cabinet de psychanalyste et mène ces deux activités libérales jusqu’à son entrée au gouvernement, en 1986. Son engagement politique commence au Rassemblement pour la République, dont elle devient déléguée nationale aux affaires sociales, puis adjointe au maire du 15e arrondissement de Paris en 1983. En mars 1986, Jacques Chirac, Premier ministre de la première cohabitation sous la présidence de François Mitterrand, la nomme ministre déléguée chargée de la Santé et de la Famille, auprès de Philippe Séguin. Elle est, relève le site spécialisé vih.org, la première femme médecin à occuper cette fonction sous la Ve République. Son ministère reste associé aux premières politiques publiques françaises contre le sida. Le 27 avril 1987, elle lance la campagne « Le sida, il ne passera pas par moi », dont la brochure est tirée à 13 millions d’exemplaires. Le décret n° 87-328 du 13 mai 1987 suspend les conditions de vente des seringues : le pharmacien peut désormais en délivrer sans ordonnance à toute personne majeure, acte fondateur de la politique française de réduction des risques. En octobre 1987, elle fait lever l’interdiction de la publicité pour les préservatifs et lance une campagne nationale ; en janvier 1988, elle annonce la création de centres de dépistage anonymes et gratuits par département, tout en refusant le dépistage obligatoire que réclamait le Front national. Le Monde la décrit alors comme « la coqueluche des magazines et des émissions chic ». Élue députée de Paris dans la 13e circonscription, elle siège à l’Assemblée nationale du 5 juin 1988 au 6 décembre 1990, date à laquelle elle démissionne, selon la fiche officielle de l’Assemblée. Elle est également députée européenne de 1989 à 1994 et adjointe au maire de Paris jusqu’en 1995. En 1990, elle quitte le RPR en reprochant à Charles Pasqua une dérive à droite du parti, et signe en 1996 le manifeste pour la parité aux côtés de Simone Veil, entre autres. Ce sont ses derniers mandats électifs : la suite de sa carrière se déroule dans la santé mondiale, l’humanitaire et le secteur privé. De 1997 à 2001, elle préside le comité consultatif du département santé, nutrition, population de la Banque mondiale. , mandat qu’elle conserve après la fusion qui donne naissance à GlaxoSmithKline et qu’elle quitte à l’issue de l’assemblée générale de mai 2004. À partir de 1998, elle préside la Fondation GlaxoSmithKline, qui finance l’accès aux soins des femmes et des enfants en Afrique subsaharienne. Les documents du groupe la présentent comme « consultante internationale en stratégie de santé » et membre du Haut Conseil de la coopération internationale. Elle est représentante spéciale du directeur général de l’Organisation mondiale de la santé de 1999 à 2012, présidente des Amis du Fonds mondial Europe jusqu’en 2013, puis présidente élue d’Unicef France du 5 juin 2012 au 23 juin 2015, avec pour objectif affiché de faire reculer la mortalité infantile. Elle est promue officier de la Légion d’honneur en 2008. Ses activités d’entreprise, visibles au registre des sociétés, restent modestes : , une société de conseil en systèmes et logiciels informatiques, et a été liquidatrice d’une SCI de location immobilière constituée la même année avec son mari et radiée en 2021. Elle a publié deux livres, « Le Paravent des égoïsmes » (Odile Jacob, 1989) et « Vérités et tabous » (Le Seuil, 1994). Elle avait épousé en 2003 le médecin humanitaire et spécialiste du sida Jacques Lebas, mort en 2019, et était mère d’une fille. Michèle Barzach est morte le lundi 26 octobre 2026 à Paris, à 83 ans son décès a été annoncé à l’AFP par sa fille et elle a été inhumée au cimetière du Montparnasse.
Carrière et récompenses
1970 : thèse de médecine, puis exercice comme gynécologue à Paris et consultation au dispensaire d’Aubervilliers. 1983 : adjointe au maire du 15e arrondissement de Paris. Mars 1986 - mai 1988 : ministre déléguée chargée de la Santé et de la Famille dans le gouvernement Chirac. 27 avril 1987 : campagne « Le sida, il ne passera pas par moi », 13 millions de brochures. 13 mai 1987 : décret suspendant les conditions de vente des seringues en pharmacie. Octobre 1987 : fin de l’interdiction de la publicité pour le préservatif. 1988-1990 : députée de Paris, démission en décembre 1990. 1989-1994 : députée européenne ; adjointe au maire de Paris jusqu’en 1995. 1997-2001 : présidente du comité consultatif santé, nutrition, population de la Banque mondiale. 1998 : présidence de la Fondation GlaxoSmithKline. 1999-2012 : représentante spéciale du directeur général de l’OMS. 2012-2015 : présidente d’Unicef France. 2008 : officier de la Légion d’honneur.
Notre analyse des revenus de Michèle Barzach
Michèle Barzach n’appartenait pas à la catégorie des personnalités dont la fortune est suivie par la presse économique. Elle n’a jamais figuré dans un classement de patrimoine, Celebrity Net Worth n’a pas de fiche à son nom, et ses mandats électifs se sont tous achevés avant la création, en 2013, de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique : aucune déclaration de patrimoine n’a donc été publiée. Les montants qui circulent sur des sites de « fortunes de célébrités » pour ce genre de profil ne sont adossés à aucune source identifiable, et nous ne les reprenons pas.
Ce que l’on peut documenter, en revanche, tient à sa seconde carrière. Son revenu le mieux établi est sa rémunération d’administratrice non exécutive de GlaxoSmithKline plc : 100 000 livres en 2002, 107 000 livres en 2003, chiffres publiés ligne par ligne dans le rapport annuel du groupe déposé auprès du régulateur boursier américain.
Le même rapport apporte une nuance utile : GlaxoSmithKline indiquait qu’elle ne satisfaisait pas, au regard du code de gouvernance de 2003, aux critères d’indépendance, en raison de rémunérations reçues du groupe « à d’autres titres ». Autrement dit, ses jetons de présence n’étaient pas sa seule source de revenus liée au laboratoire ; elle était aussi présentée par le groupe comme consultante internationale en stratégie de santé et présidait sa fondation. Le montant de ces honoraires de conseil n’est pas détaillé dans les documents que nous avons pu lire, et nous ne l’avancerons donc pas.
Comparée à d’autres anciens ministres de la Santé passés au privé, sa trajectoire est plus institutionnelle que lucrative : pas de cabinet de lobbying à son nom, pas de multiplication de mandats d’administratrice, mais des fonctions bénévoles ou faiblement rémunérées à l’OMS, à la Banque mondiale, aux Amis du Fonds mondial Europe et à Unicef France. Les deux sociétés françaises auxquelles son nom est associé au registre du commerce — une société de conseil informatique dont elle présidait le conseil de surveillance et une SCI de location immobilière radiée en 2021 — ne publient pas de comptes exploitables. Au total, rien ne permet d’estimer son patrimoine, et beaucoup suggère qu’il n’avait rien de spectaculaire.
Questions fréquentes sur Michèle Barzach
Quelle était la fortune de Michèle Barzach ?
Aucun montant fiable n’existe. Ni Forbes, ni Challenges, ni Capital, ni Celebrity Net Worth n’ont jamais évalué son patrimoine, et ses mandats électifs se sont achevés en 1995, bien avant la création de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique en 2013 : il n’existe donc aucune déclaration de patrimoine publiée à son nom. Nous ne publions pas de chiffre, seulement ses revenus documentés.
Combien gagnait Michèle Barzach chez GlaxoSmithKline ?
Administratrice non exécutive du groupe pharmaceutique, elle a perçu une rémunération annuelle totale de 107 000 livres sterling en 2003 et de 100 000 livres en 2002, selon le rapport annuel de GlaxoSmithKline plc déposé auprès de la Securities and Exchange Commission américaine. Soit, au taux de change actuel, de l’ordre de 117 000 à 125 000 euros par an. Le groupe précisait qu’une part significative de ces jetons était versée en actions, bloquées jusqu’au départ de l’administrateur du conseil.
Quel âge avait Michèle Barzach à sa mort ?
Son décès a été annoncé à l’AFP par sa fille.
Quelles étaient les origines de Michèle Barzach ?
Elle était française, née le 11 juillet 1943 à Casablanca, au Maroc, selon l’AFP, qui rapporte qu’elle a été « élevée par des femmes marocaines ». Elle est venue faire ses études de médecine à Paris, où elle a exercé toute sa carrière.
Qui était le mari de Michèle Barzach ?
Elle a épousé en 2003 Jacques Lebas, médecin humanitaire et spécialiste du sida, ancien président de Médecins du monde ; il est mort en 2019. Elle était mère d’une fille, dont l’identité n’est pas publique.
Quels mandats politiques Michèle Barzach a-t-elle exercés ?
Adjointe au maire du 15e arrondissement de Paris en 1983, ministre déléguée chargée de la Santé et de la Famille de mars 1986 à mai 1988, députée de Paris du 5 juin 1988 au 6 décembre 1990 (elle a démissionné), députée européenne de 1989 à 1994 et adjointe au maire de Paris jusqu’en 1995. Elle avait quitté le RPR en 1990.
D’où venaient ses revenus après la politique ?
De fonctions dans la santé mondiale et le secteur privé : , présidence de la Fondation GlaxoSmithKline à partir de 1998, conseil en stratégie de santé, présidence du comité consultatif santé de la Banque mondiale (1997-2001), représentation spéciale du directeur général de l’OMS (1999-2012), présidence d’Unicef France (2012-2015). Elle présidait aussi le conseil de surveillance d’une société française de conseil informatique.
Que reste-t-il de son action en 2026 ?
À sa mort, en octobre 2026, les associations de lutte contre le sida et la Fédération Addiction ont rappelé que le décret du 13 mai 1987 sur la vente libre des seringues avait fondé la politique française de réduction des risques, et que la levée de l’interdiction de la publicité pour le préservatif, la même année, avait rendu possible les campagnes de prévention grand public.
Célébrités similaires
Comparez la fortune de Michèle Barzach avec d'autres personnalités du même univers.
Voir aussi dans la catégorie Politiques
Découvrez d'autres profils de politiques avec leurs fortunes estimées.
- Abdul El-Sayed
- Ali Khamenei50000–100000 M€
- Angela Merkel8–17 M€
- Arnaud Montebourg1–2 M€








