Romy Schneider (1938-1982), née Rosemarie Albach à Vienne, fut l’une des plus grandes actrices du cinéma européen, révélée par la trilogie « Sissi » puis consacrée en France par deux César de la meilleure actrice. Elle est morte à Paris le 29 mai 1982, à 43 ans. Aucune estimation fiable de sa fortune n’a jamais été publiée : nous ne retenons donc aucun montant. Ses cachets, en revanche, sont en partie documentés : 500 000 marks pour « Christine » en 1958, puis un contrat avec la Columbia à un million de francs par rôle.
Fortune et patrimoine en 2026
Aucune estimation de fortune publiée par un média de référence
Nous avons cherché une estimation du patrimoine de Romy Schneider, de son vivant comme après sa mort en 1982, dans la presse économique, les classements de fortune et sur Celebrity Net Worth, qui n’a pas de fiche à son nom. Aucun montant documenté n’existe : les chiffres affichés par des sites agrégateurs ne reposent sur aucune source. Nous retenons donc uniquement les cachets, contrats et flux financiers rapportés par des sources encyclopédiques vérifiables.
Ce que l’on sait de ses revenus
- Cachet pour le film « Christine » (1958) : 500 000 Deutsche Mark — Wikipédia (DE)
- Contrat de sept ans avec la Columbia : 1 million de francs par rôle — Wikipédia (FR)
- Cachet refusé pour tourner un quatrième « Sissi » : 1 million de Mark (non perçu) — Wikipédia (DE)
- Indemnité versée à Harry Meyen après leur divorce (sortie d’argent) : plus d’un million de Mark — Wikipédia (DE)
Vie privée et famille
- Conjoint(e)Daniel BiasiniWikidata
- EnfantDavid HaubenstockWikidata
- EnfantSarah BiasiniWikidata
- ParentWolf Albach-RettyWikidata
- ParentMagda SchneiderWikidata
Biographie
Rosemarie Magdalena Albach naît le 23 septembre 1938 à Vienne, dans une famille d’acteurs : son père, Wolf Albach-Retty, et sa mère, Magda Schneider, sont des vedettes du cinéma de langue allemande. Elle prend très tôt le nom de scène de Romy Schneider, emprunté à sa mère. En 1953, Magda Schneider épouse le restaurateur Hans Herbert Blatzheim, qui devient l’agent de la jeune fille et gère l’argent qu’elle gagne avec ses films.
Vers l’âge de quinze ans, Romy débute au cinéma dans des films sentimentaux du genre Heimatfilm, souvent aux côtés de sa mère. La consécration vient avec Ernst Marischka, qui lui confie le rôle de l’impératrice Élisabeth d’Autriche dans « Sissi » (1955), puis « Sissi impératrice » (1956) et « Sissi face à son destin » (1957). La trilogie est un triomphe dans toute l’Europe et fait d’elle une star à moins de vingt ans. Elle refuse pourtant de tourner un quatrième volet, renonçant selon Wikipédia en allemand à un cachet d’un million de marks, pour ne pas rester enfermée dans ce rôle.
En 1958, elle tourne « Christine », remake de « Liebelei » d’après Arthur Schnitzler, dans lequel elle reprend le rôle que sa mère avait tenu en 1933. Son cachet de 500 000 marks fait d’elle l’actrice la mieux payée d’Allemagne cette année-là. Sur ce tournage, elle rencontre Alain Delon. Elle s’installe à Paris pour vivre avec lui, contre l’avis d’une partie de son entourage et de son public germanophone. Le couple, fiancé en 1959, devient l’un des plus célèbres du cinéma européen jusqu’à sa séparation en 1963.
Ces années parisiennes transforment sa carrière. Elle travaille avec Luchino Visconti, joue dans « Le Procès » d’Orson Welles (1962) et dans « Le Cardinal » d’Otto Preminger (1963), qui lui vaut une nomination aux Golden Globes. Hollywood s’intéresse à elle : la Columbia lui propose un contrat de sept ans, pour sept films, avec un cachet d’un million de francs par rôle. Le 15 juillet 1966, elle épouse le metteur en scène allemand Harry Meyen, dont elle a un fils la même année.
Après un ralentissement à la fin des années 1960, « La Piscine » de Jacques Deray (1969), où elle retrouve Alain Delon, relance sa carrière. Commence alors sa période la plus féconde, en grande partie avec Claude Sautet : « Les Choses de la vie » (1970), qui attire près de trois millions de spectateurs en France, « Max et les Ferrailleurs » (1971), « César et Rosalie » (1972). Elle retrouve Visconti et le personnage d’Élisabeth dans « Ludwig ou le Crépuscule des dieux » (1973). En 1975, « L’important c’est d’aimer » d’Andrzej Żuławski lui vaut le premier César de la meilleure actrice, et « Le Vieux Fusil » de Robert Enrico, avec Philippe Noiret, dépasse les trois millions d’entrées.
Son divorce d’avec Harry Meyen, prononcé à Berlin-Ouest en 1975, est difficile, y compris financièrement : selon Wikipédia en allemand, il reçoit une indemnité de plus d’un million de marks. Le 16 décembre 1975, elle épouse Daniel Biasini, dont elle a une fille, Sarah Biasini, née en 1977 et devenue comédienne. En 1979, « Une histoire simple » de Claude Sautet lui apporte un second César de la meilleure actrice. Les dernières années sont marquées par des épreuves personnelles et, selon la même source, par des arriérés réclamés par le fisc français. Elle tourne en 1982 son dernier film, « La Passante du Sans-Souci », et meurt à Paris le 29 mai 1982, à 43 ans. Elle repose au cimetière de Boissy-sans-Avoir, dans les Yvelines.
Carrière et récompenses
1953 : premiers rôles au cinéma, vers l’âge de quinze ans. 1955-1957 : trilogie « Sissi » d’Ernst Marischka, succès européen majeur. 1958 : « Christine », avec Alain Delon, pour un cachet de 500 000 marks, le plus élevé d’une actrice allemande cette année-là. 1962 : « Le Procès » d’Orson Welles. 1963 : « Le Cardinal » d’Otto Preminger, nomination aux Golden Globes. 1969 : « La Piscine » de Jacques Deray. 1970-1972 : « Les Choses de la vie », « Max et les Ferrailleurs » et « César et Rosalie » de Claude Sautet. 1973 : « Ludwig ou le Crépuscule des dieux » de Luchino Visconti. 1975 : « L’important c’est d’aimer » d’Andrzej Żuławski, César de la meilleure actrice en 1976, et « Le Vieux Fusil » de Robert Enrico. 1978 : « Une histoire simple » de Claude Sautet, second César de la meilleure actrice en 1979. 1982 : « La Passante du Sans-Souci », son dernier film.
Notre analyse de la fortune de Romy Schneider
La fortune de Romy Schneider fait partie de ces chiffres que l’on croit connaître et que personne n’a jamais établis. Aucun média économique de référence n’a publié d’estimation de son patrimoine, et Celebrity Net Worth, qui chiffre pourtant celui d’Alain Delon à 200 millions de dollars, n’a pas de fiche à son nom. Les montants que l’on trouve sur des sites agrégateurs ne reposent sur aucune source. Nous préférons le dire plutôt que d’avancer un chiffre inventé.
Ce que l’on sait, ce sont quelques cachets. En 1958, les 500 000 marks de « Christine » font d’elle l’actrice la mieux payée d’Allemagne. Quelques années plus tard, la Columbia lui propose un million de francs par rôle sur sept films. Sa carrière française des années 1970, avec Claude Sautet notamment, compte plusieurs films à près de trois millions d’entrées, mais aucun de ses cachets de cette période n’a été rendu public. On sait aussi qu’elle a renoncé à un million de marks en refusant un quatrième « Sissi ».
Ses revenus n’ont pas pour autant constitué un patrimoine durable. Selon Wikipédia en allemand, son beau-père Hans Herbert Blatzheim, qui gérait ses cachets jusqu’à sa mort en 1968, aurait fait disparaître l’essentiel de ses gains. Son divorce d’avec Harry Meyen lui a coûté plus d’un million de marks, et le fisc français lui réclamait, à la fin de sa vie, des arriérés se chiffrant en millions. Ces éléments vont dans le même sens : une actrice très bien payée, mais dont l’argent a souvent échappé à son contrôle.
La comparaison avec ses partenaires est éclairante. Alain Delon ou Jean-Paul Belmondo ont disposé de carrières de plus de cinquante ans pour bâtir et gérer leur patrimoine. Romy Schneider, morte à 43 ans, n’a eu ni ce temps ni cette structure. Son héritage tient surtout à une filmographie qui continue d’être diffusée. Sans données publiques sur sa succession, la seule réponse honnête reste : sa fortune n’a jamais été chiffrée.
Questions fréquentes sur Romy Schneider
Quelle était la fortune de Romy Schneider ?
Personne ne la connaît avec précision. Aucun média économique de référence n’a publié d’estimation de son patrimoine, ni de son vivant ni après sa mort en 1982, et Celebrity Net Worth n’a pas de fiche à son nom. Les montants affichés par certains sites agrégateurs ne citent aucune source. Nous ne retenons donc aucun chiffre.
Combien gagnait Romy Schneider par film ?
Quelques cachets sont documentés. Pour « Christine », en 1958, elle a touché 500 000 marks, ce qui faisait d’elle l’actrice la mieux payée d’Allemagne cette année-là. La Columbia lui a ensuite proposé un contrat de sept ans, pour sept films, à un million de francs par rôle. Les cachets de ses grands films français des années 1970 n’ont pas été rendus publics.
Combien Romy Schneider a-t-elle refusé pour tourner un quatrième Sissi ?
Selon Wikipédia en allemand, elle a renoncé à un cachet d’un million de marks en refusant de tourner un quatrième film de la saga. Elle voulait échapper à ce rôle, qui l’enfermait dans une image d’ingénue. Elle n’a retrouvé le personnage d’Élisabeth d’Autriche qu’en 1973, sous un jour bien plus sombre, dans « Ludwig » de Luchino Visconti.
À quel âge Romy Schneider est-elle morte ?
Romy Schneider, née le 23 septembre 1938 à Vienne, est morte le 29 mai 1982 à Paris, à l’âge de 43 ans. Elle a été inhumée au cimetière de Boissy-sans-Avoir, dans les Yvelines.
Quelle était la nationalité de Romy Schneider ?
Née à Vienne de parents acteurs, Wolf Albach-Retty et Magda Schneider, elle est généralement présentée comme une actrice germano-française : elle a fait carrière en Allemagne puis s’est installée en France à la fin des années 1950, où elle a tourné l’essentiel de ses grands films.
Qui étaient les maris de Romy Schneider ?
Elle a été mariée deux fois : au metteur en scène allemand Harry Meyen, de 1966 à 1975, puis à Daniel Biasini, épousé le 16 décembre 1975, dont elle s’est séparée en 1981. Auparavant, elle avait été fiancée à Alain Delon, de 1959 à 1963. Sa fille, Sarah Biasini, née en 1977, est devenue comédienne.
Combien de César Romy Schneider a-t-elle remportés ?
Deux César de la meilleure actrice : en 1976 pour « L’important c’est d’aimer » d’Andrzej Żuławski, et en 1979 pour « Une histoire simple » de Claude Sautet. Elle avait aussi été nommée aux Golden Globes pour « Le Cardinal » d’Otto Preminger.
D'où vient Romy Schneider ?
Romy Schneider est né(e) à Vienne.
Sources : Wikipédia
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