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Photo de Philippe Martinez (syndicaliste)

Syndicaliste

Philippe Martinez (syndicaliste)

Nom réel : Philippe Martinez

Né(e) le
1 avril 1961
Lieu de naissance
Suresnes, Hauts-de-Seine, France
Nationalité
Française
XFb

Philippe Martinez, 65 ans, a dirigé la CGT de 2015 à 2023. Aucun média de référence n’a jamais estimé son patrimoine : cette fiche ne publie donc aucun montant de fortune. Ce que l’on sait de ses revenus est en revanche précis. À la tête de la confédération, il conservait son salaire de technicien Renault, chiffré à 44 708 euros net pour l’année 2018, soit environ 3 439 euros par mois. Retraité depuis l’automne 2023, après six mois de retour chez son employeur Renault pour compléter ses trimestres, il a publié « Mon tour de Gaule » en 2025 et s’est présenté, sans être élu, aux municipales de mars 2026.

Fortune et patrimoine en 2026

Aucune estimation de fortune publiée par un média de référence

Nous avons cherché une estimation du patrimoine de Philippe Martinez dans la presse économique, dans les classements de fortune et dans la base Celebrity Net Worth, qui n’a aucune fiche à son nom. Aucun média de référence ne publie de montant, et l’intéressé, qui n’a jamais exercé de mandat électif, n’a jamais déposé de déclaration de patrimoine auprès de la HATVP. Les éléments ci-dessous décrivent ses revenus documentés ; ils ne permettent pas de reconstituer un patrimoine.

Ce que l’on sait de ses revenus

  • Rémunération annuelle de secrétaire général de la CGT pour l’année 2018, primes et treizième mois compris, soit environ 3 439 € net par mois : 44 708 € net par an — Legit.ng (France)
  • Même rémunération chiffrée par Libération en 2018, soit environ 3 100 € par mois, à comparer aux 5 400 € net mensuels attribués à Laurent Berger (CFDT) : 49 000 € brut par an — Planet (citant Libération)
  • Rémunération perçue en 2018 selon L’Express-L’Entreprise, en hausse de 6 000 € sur un an, hausse liée aux primes versées ou non par Renault : 55 000 € sur l’année — Contrepoints (archives)
  • Mécanisme de sa paie : traitement calqué sur son salaire de technicien métallurgiste chez Renault, versé par la fédération de la métallurgie avant 2015 puis par la CGT, le constructeur restant son employeur : environ 3 400 € par mois — Up-Tex
  • Six mois de salaire chez Renault en 2023 comme chargé de mission auprès des ressources humaines au Technocentre de Guyancourt, le temps de compléter ses trimestres, avant la liquidation de sa retraite en octobre 2023 — Caradisiac
  • Pension de retraite depuis l’automne 2023, dont il n’a jamais rendu le montant public — franceinfo
  • Droits d’auteur sur « Mon tour de Gaule », récit autobiographique de 272 pages écrit avec Martin Véber, paru le 25 septembre 2025 chez Plon et vendu 20 € en grand format (6,99 € en numérique) — Plon (Lisez.com)

Vie privée et famille

Biographie

Philippe Martinez naît le 1er avril 1961 à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine. Son histoire familiale vient d’Espagne : son père, né à La Plaine Saint-Denis, s’engage en 1936 dans les Brigades internationales pendant la guerre civile espagnole, et sa mère est originaire de Santander. Adolescent, il rejoint les Jeunesses communistes au lycée, puis le Parti communiste français, qu’il quitte en 2002, en désaccord avec la ligne de Robert Hue. Ce départ fera de lui, treize ans plus tard, le premier secrétaire général de la CGT depuis 1946 à ne pas être membre du PCF. En 1982 il entre comme technicien de la métallurgie dans les usines Renault de Boulogne-Billancourt, avant d’être muté au centre de recherche sur les moteurs de Rueil-Malmaison. Il adhère à la CGT en 1984 et gravit les échelons de l’appareil syndical sans jamais quitter, formellement, les effectifs du constructeur : il restera salarié de Renault pendant plus de trente ans. En 2008, il prend la tête de la Fédération des travailleurs de la métallurgie (FTM-CGT), l’une des fédérations les plus puissantes de la confédération, qu’il dirige jusqu’en 2015. Le 3 février 2015, après la crise ouverte par la démission de Thierry Lepaon, il est élu secrétaire général de la CGT avec 93,4 % des voix. Il est reconduit en 2016, puis réélu en mai 2019 avec 90,65 % des suffrages. Pendant huit ans, sa moustache et son franc-parler deviennent l’image du syndicalisme de contestation. Il porte un corpus de revendications constant : les 32 heures, un SMIC à 1 800 euros par mois, le retour de la retraite à 60 ans, la critique des dividendes versés aux actionnaires. Il conduit la CGT dans le conflit sur la loi Travail en 2016, dans la grève contre la réforme des retraites de 2019-2020, puis dans la mobilisation intersyndicale du début de 2023 contre le report de l’âge légal. Au second tour de la présidentielle de 2017, il prend publiquement position contre Marine Le Pen et défend l’accueil des migrants. Son mandat s’achève le 31 mars 2023 : Sophie Binet lui succède et devient la première femme à diriger la CGT. Philippe Martinez, lui, n’a pas tous ses trimestres. Il retourne donc chez Renault, son employeur depuis 1982, pour six mois, comme chargé de mission auprès de la direction des ressources humaines au Technocentre de Guyancourt, avec une commande précise : un rapport sur « l’évolution et l’enjeu du dialogue social dans le groupe Renault ». Il y conclut à une dégradation du dialogue liée à la refonte des instances sociales, remet sa copie, puis liquide sa retraite à l’automne 2023. Il s’offre pour l’occasion une Renault Captur, livrée avec des rétroviseurs électriques défaillants faute de puce électronique. Retraité, il ne disparaît pas de la vie publique. Il siège au comité d’orientation du Théâtre de la Concorde, lieu de débat ouvert à Paris en octobre 2024 et présidé par l’historien Patrick Boucheron, où la Ville de Paris le présente comme « syndicaliste, ancien secrétaire général de la CGT ». En novembre 2024, il accorde à Politis un entretien dans lequel il estime que « la gauche porte une lourde responsabilité dans la progression du RN ». En avril 2025, il fait partie des treize personnalités interrogées dans « Travailler demain », bande dessinée documentaire portée par l’ancienne ministre du Travail Muriel Pénicaud et le journaliste Mathieu Charrier, publiée chez Glénat. Le 25 septembre 2025, il publie chez Plon « Mon tour de Gaule », un récit de 272 pages écrit avec Martin Véber, dans lequel il raconte ses visites d’usines, son histoire familiale et ses années à la direction de la CGT. Invité de franceinfo le 1er octobre 2025, il résume sa situation d’une phrase : « Je suis à la retraite. Je suis moins au cœur du débat, de la discussion. » Le 10 janvier 2026, il franchit un pas qu’il avait longtemps refusé : il accepte de figurer sur la liste d’union de la gauche et des écologistes conduite par le socialiste Frédéric Massot pour les élections municipales de mars 2026 à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne). « Je reste à ma place, je n’ai pas d’ambition », précise-t-il alors, en écartant d’avance un poste d’adjoint. Le scrutin ne lui donne pas raison : au second tour, le 29 mars 2026, le maire sortant Jacques-Alain Bénisti (divers droite) est réélu avec 54,65 % des voix contre 45,35 % à la liste de gauche, qui obtient neuf sièges. Philippe Martinez ne figure pas parmi les conseillers élus. Il a eu 65 ans le 1er avril 2026. Il est le compagnon de Nathalie Gamiochipi, ancienne secrétaire générale de la fédération CGT de la santé et de l’action sociale.

Carrière et récompenses

1982 : embauche comme technicien de la métallurgie chez Renault, à Boulogne-Billancourt, puis mutation au centre de recherche sur les moteurs de Rueil-Malmaison. 1984 : adhésion à la CGT. 2008 : élection à la tête de la Fédération des travailleurs de la métallurgie (FTM-CGT), qu’il dirige jusqu’en 2015. 3 février 2015 : élu secrétaire général de la CGT avec 93,4 % des voix, après la démission de Thierry Lepaon. 2016 : conflit sur la loi Travail et reconduction à la tête de la confédération. Mai 2019 : réélu avec 90,65 % des suffrages. 2019-2020 puis 2023 : deux mobilisations contre les réformes des retraites. 31 mars 2023 : fin de mandat, remplacé par Sophie Binet, première femme à diriger la CGT. 2023 : six mois de retour chez Renault comme chargé de mission sur le dialogue social, puis départ à la retraite. Octobre 2024 : membre du comité d’orientation du Théâtre de la Concorde. 25 septembre 2025 : publication de « Mon tour de Gaule » chez Plon. Janvier 2026 : première candidature électorale, aux municipales, sans être élu.

Notre analyse de la fortune de Philippe Martinez

Philippe Martinez est un cas rare parmi les personnalités que nous documentons : son revenu principal est connu au centime, mais son patrimoine est totalement inconnu. Pendant huit ans, il a été payé non pas comme un dirigeant d’organisation, mais au barème de son métier d’origine, technicien de la métallurgie chez Renault. La CGT a rendu ce chiffre public en 2018 : 44 708 euros net sur l’année, soit environ 3 439 euros par mois, primes et treizième mois compris. C’est l’un des revenus les plus bas jamais documentés sur ce site pour une personnalité de cette notoriété.

Ce chiffre est régulièrement déformé dans les deux sens. Vers le haut, une publication très partagée sur les réseaux sociaux lui a prêté 6 853 euros par mois, montant démenti. Vers le bas et surtout de travers, des sites de « fortunes » recopient aujourd’hui les 44 708 euros en les présentant comme sa « valeur nette » : un salaire annuel devenu, par glissement, un patrimoine. Nous ne retenons ni l’un ni l’autre. Un patrimoine suppose des actifs, un éventuel bien immobilier, une épargne : rien de tout cela n’a été rendu public, et Philippe Martinez, qui n’a jamais exercé de mandat électif, n’a jamais eu à déposer de déclaration auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

Les comparaisons avec ses homologues éclairent l’écart. Au moment où il percevait l’équivalent de 3 100 à 3 400 euros par mois, Laurent Berger, à la CFDT, était chiffré à 5 400 euros net mensuels et l’ancien dirigeant de Force ouvrière Jean-Claude Mailly à 100 334 euros brut par an, primes comprises. Autrement dit, le patron du premier syndicat contestataire de France gagnait moins de la moitié de ce que touchait l’un de ses homologues. Ce choix de traitement, propre à la CGT, est aussi un argument politique que Philippe Martinez a toujours assumé.

Depuis 2023, ses revenus ont changé de nature : une pension de retraite, dont il n’a jamais donné le montant, et des droits d’auteur sur « Mon tour de Gaule », vendu 20 euros chez Plon. Il n’a pas pris de mandat électif, pas de siège d’administrateur rémunéré connu, pas de carrière de consultant. Sa candidature non élue aux municipales de mars 2026 ne lui apporte aucune indemnité. En l’état des sources disponibles, rien ne permet d’avancer un chiffre de patrimoine, et nous préférons l’écrire plutôt que d’en inventer un.

Questions fréquentes sur Philippe Martinez (syndicaliste)

Quelle est la fortune de Philippe Martinez en 2026 ?

Aucun média de référence n’a jamais estimé le patrimoine de Philippe Martinez, et nous ne publions donc aucun montant. Attention à une confusion fréquente : des sites reprennent le chiffre de 44 708 euros comme s’il s’agissait de sa « valeur nette ». C’est en réalité sa rémunération annuelle nette de secrétaire général de la CGT pour l’année 2018, pas un patrimoine.

Combien gagnait Philippe Martinez à la tête de la CGT ?

Pour l’année 2018, la rémunération du secrétaire général de la CGT s’élevait à 44 708 euros net, soit environ 3 439 euros par mois, primes et treizième mois compris. Libération avait de son côté avancé 49 000 euros brut par an, environ 3 100 euros mensuels, et L’Express-L’Entreprise 55 000 euros perçus en 2018. Les 6 853 euros par mois qui ont circulé sur les réseaux sociaux sont une infox.

Pourquoi son salaire de syndicaliste était-il celui d’un technicien ?

Parce que la CGT calquait son traitement sur son salaire d’origine. Philippe Martinez est resté salarié de Renault, où il a été embauché en 1982 comme technicien de la métallurgie : sa paie était versée par sa fédération de la métallurgie avant 2015, puis par la confédération, mais au barème de son métier.

Quel âge a Philippe Martinez ?

Il a 65 ans. Philippe Martinez est né le 1er avril 1961 à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine.

Quelles sont les origines de Philippe Martinez ?

Il est français, d’ascendance espagnole. Son père, né à La Plaine Saint-Denis, s’est engagé en 1936 dans les Brigades internationales pendant la guerre civile espagnole, et sa mère était originaire de Santander, dans le nord de l’Espagne.

Que fait Philippe Martinez depuis qu’il a quitté la CGT ?

Il est retraité depuis l’automne 2023. Après la fin de son mandat, le 31 mars 2023, il est retourné six mois chez Renault comme chargé de mission sur le dialogue social, au Technocentre de Guyancourt, pour compléter ses trimestres. Il siège depuis au comité d’orientation du Théâtre de la Concorde, à Paris, et a publié « Mon tour de Gaule » chez Plon en septembre 2025.

Philippe Martinez a-t-il été élu aux municipales de 2026 ?

Non. Il figurait sur la liste d’union de la gauche et des écologistes de Frédéric Massot à Villiers-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. Au second tour, le 29 mars 2026, cette liste a obtenu 45,35 % des voix et neuf sièges, face au maire sortant Jacques-Alain Bénisti, réélu avec 54,65 %. Philippe Martinez n’est pas parmi les conseillers élus.

Qui est la compagne de Philippe Martinez ?

Nathalie Gamiochipi, ancienne secrétaire générale de la fédération CGT de la santé et de l’action sociale.

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Synthèse et recoupement de sources publiques (Forbes, Challenges, Bloomberg, déclarations officielles). Voir notre méthodologie et nos sources.

Sources utilisées dans cette fiche

  • T3Legit.ng (France) — « Pour l’année 2018, la rémunération du secrétaire général de la CGT s’élevait à 44 708 euros net. Cela correspond à un salaire mensuel de 3 439 euros » ; l’article dément par ailleurs le chiffre de 6 853 euros par mois qui a circulé. (2026)
  • T3Planet (citant Libération) — Selon Libération, Philippe Martinez percevait « 49 000 euros brut annuels, soit 3 100 euros chaque mois à peu près », quand Laurent Berger touchait « 5 400 euros net, treizième mois compris » ; l’ancien patron de Force ouvrière Jean-Claude Mailly percevait 100 334 euros brut. (2026)
  • T3Contrepoints (archives) — « Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, qui a perçu 55 000 euros sur l’année, 6 000 euros de plus que l’année précédente », d’après des informations attribuées à L’Express (L’Entreprise). (2019)
  • T3Up-Tex — « Philippe Martinez gagne, pour son poste à la CGT, un salaire avoisinant les 3 400 euros par mois » ; son traitement est calqué sur celui de technicien métallurgiste chez Renault, « le constructeur automobile par lequel il est toujours employé », son salaire étant versé avant 2015 par sa fédération d’origine, la métallurgie. (2021)
  • T3Caradisiac — Après la fin de son mandat le 31 mars 2023, Philippe Martinez a travaillé six mois aux ressources humaines du technocentre Renault de Guyancourt, le temps d’obtenir ses trimestres, avec une mission sur « l’évolution et l’enjeu du dialogue social dans le groupe Renault » ; il a acheté une Renault Captur à son départ en retraite. (2023)
  • T1franceinfo — Invité de franceinfo le 1er octobre 2025 à l’occasion de la sortie de son livre, Philippe Martinez déclare : « Je suis à la retraite. Je suis moins au cœur du débat, de la discussion. » (2025)
  • T2Plon (Lisez.com) — « Mon tour de Gaule », de Philippe Martinez, Plon, paru le 25 septembre 2025, 272 pages, 20 euros en grand format et 6,99 euros en numérique (ISBN 9782259321112). (2026)
  • T2Wikipédia (FR) — Il est le compagnon de Nathalie Gamiochipi, ancienne secrétaire générale de la fédération CGT de la santé. (2026)

Voir notre méthodologie →

Aucune estimation du patrimoine de Philippe Martinez n’a pu être vérifiée auprès d’une source de référence : cette fiche ne publie donc aucun montant de fortune.

Les sommes citées sont des revenus (salaire, pension, droits d’auteur) relevés dans la presse et chez l’éditeur, à la date indiquée pour chaque source. Un revenu annuel n’est pas un patrimoine.

N’ayant jamais exercé de mandat électif, Philippe Martinez n’est pas soumis à l’obligation de déclaration de patrimoine auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.