En bref — En 2026, la fortune de Pierre-Édouard Stérin est estimée à 1,8 milliard d'euros, d'après Challenges — Classement des fortunes 2026 et France 24 (d’après le classement Challenges 2025) et Public Sénat.
Âge : 52 ans
Pierre-Édouard Stérin, né le 3 janvier 1974 à Évreux, a 52 ans. Entrepreneur et investisseur, fondateur des coffrets cadeaux Smartbox et de la société d’investissement Otium Capital, il vit en Belgique depuis 2012. Le classement 2026 des fortunes professionnelles de Challenges, publié le 8 juillet 2026, lui attribue une hausse de 200 millions d’euros en un an : sa fortune professionnelle atteint ainsi environ 1,8 milliard d’euros, contre 1,6 milliard en 2025. Lui-même a évoqué devant le Sénat, en juin 2026, « un peu plus de 1,4 milliard d’euros ». Ses engagements philanthropiques et politiques conservateurs font l’objet de vifs débats.
Fortune et patrimoine en 2026
Fortune estimée en 2026
1,8 milliard €
Fourchette estimée : 1,4 milliard € — 1,8 milliard €
Montant en euros, sans conversion. 1,8 Md€ = estimation Challenges 2025 (1,6 Md€, 81e rang) + hausse de 200 M€ (+13 %) indiquée sur la fiche Challenges 2026 du 8 juillet 2026 ; seul un extrait de cette fiche a pu être consulté (page challenges.fr inaccessible en entier), le rang 2026 n’est donc pas connu. Borne basse : déclaration de l’intéressé devant le Sénat le 4 juin 2026 (« un peu plus de 1,4 milliard d’euros »). Fortune professionnelle (participations, via Otium Capital et Smartbox), pas un patrimoine net certifié.
Sources
- T1Challenges — Classement des fortunes 2026 — « + 200 M — 13 % — Comparaison avec 2025 » ; « ce Normand gère un holding d’investissements (1,8 milliard d’actifs) » ; self-made score 100/100 ; âge 52 ans ; entrée dans le classement en 2018. (2026)
- T1France 24 (d’après le classement Challenges 2025) — « Sa fortune est estimée en 2025 à 1,6 milliard d’euros, faisant de lui la 81e fortune française, selon le magazine Challenges. » (2025)
- T2Public Sénat — Déclaration de l’intéressé devant la commission d’enquête du Sénat : « Les 5 000 euros que m’ont prêtés mes parents en 2003 sont devenus en 2026 un peu plus de 1,4 milliard d’euros. » (2026)
- T3Socialter (d’après le classement Challenges 2025) — « Les actifs professionnels de Pierre-Édouard Stérin, 52 ans, sont estimés à « seulement » 1,6 milliard d’euros » ; Vincent Bolloré : 9,75 milliards d’euros (classement Challenges 2025). (2026)
Vie privée et famille
- ParentClaude StérinWikidata
Biographie
Pierre-Édouard Stérin naît le 3 janvier 1974 à Évreux, dans l’Eure. Ce Normand, comme le présente le magazine Challenges, est diplômé de la Sorbonne et de l’EM Lyon. Il commence sa carrière en 1998 à la Société générale, puis devient analyste chez Exane, une société d’investissement financier. En 1999, il crée avec deux amis Black Orange, un distributeur de logiciels et de jeux vidéo, qu’ils revendent deux ans plus tard.
Le tournant date de 2003. Pierre-Édouard Stérin reprend la franchise belge Weekendesk et la rebaptise Smartbox : des coffrets cadeaux donnant accès à des séjours, des repas ou des activités. Devant une commission d’enquête du Sénat, le 4 juin 2026, il a raconté avoir lancé l’affaire avec 5 000 euros prêtés par ses parents, et l’avoir menée en dix ans à « 500 millions d’euros de chiffre d’affaires », à « 50 millions d’euros de résultats par an » et à plus de 1 000 collaborateurs dans une dizaine de pays européens. Les débuts ont pourtant été heurtés : en 2004, il est mis en examen faute de licence d’agent de voyages, avant d’être relaxé au terme d’une procédure d’environ dix-huit mois. Smartbox s’impose ensuite parmi les leaders européens du coffret cadeau, et il en reste actionnaire.
À partir de 2008, il réinvestit les bénéfices de Smartbox dans de jeunes entreprises. La première, La Fourchette, plateforme de réservation de restaurants, est rachetée par Tripadvisor en 2014 et devient TheFork. En 2009, il fonde la société d’investissement qui deviendra Otium Capital, son family office. Début 2025, Otium revendiquait 1,6 milliard d’euros d’actifs, 5 000 collaborateurs dans ses sociétés et 800 millions d’euros de chiffre d’affaires consolidé. En juillet 2026, Challenges évalue les actifs de ce holding à 1,8 milliard d’euros et signale la cession, en avril, de la marque de parfums Dossier à American Pacific Group. L’homme d’affaires est aussi régulièrement classé premier business angel de France par Challenges : selon l’édition 2025 de ce classement, Otium avait investi 348 millions d’euros dans 54 prises de participation.
En 2012, il s’installe en Belgique. Il ne s’en cache pas : « Je suis un exilé fiscal », a-t-il déclaré aux sénateurs en 2026, en précisant vivre en Belgique et mener « une vie tout à fait classique de cadre supérieur ». Il a chiffré les dépenses de son foyer, qui compte son épouse et leurs cinq enfants, « entre 150 et 200 000 euros par an ».
En 2017, il cofonde avec Stanislas Billot de Lochner et Thibault Farrenq La Nuit du Bien Commun, un fonds de dotation qui collecte des dons auprès d’entreprises et de particuliers pour les redistribuer à des associations. En juin 2021, il annonce dans Challenges vouloir transférer ses actifs, alors évalués à environ 800 millions d’euros, à un fonds de dotation, devenu le Fonds du Bien Commun. En 2023, le même magazine relevait qu’il n’avait « toujours pas franchi le pas ». Devant le Sénat, il a affirmé qu’« il n’y a jamais de caractère politique » dans les décisions de ce fonds, dont certains bénéficiaires ont été critiqués dans la presse.
Son engagement politique est la partie la plus discutée de son parcours. En juillet 2024, L’Humanité révèle le projet Périclès, un programme doté de 150 millions d’euros sur dix ans pour promouvoir des idées de droite. L’intéressé le présente comme « un projet métapolitique » et résume son objectif ainsi : « Nous espérons avoir en France une politique de droite libérale conservatrice ». En mars 2026, dans un entretien au New York Times republié par Challenges, il se disait « encore plus à droite que l’extrême droite en matière d’immigration ». En 2024, il s’intéresse aussi au rachat de l’hebdomadaire Marianne, projet abandonné après l’opposition de la rédaction.
Ces activités attirent l’attention du Parlement. Convoqué en 2025 par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’organisation des élections, il ne se présente pas à trois reprises ; le président de la commission, Thomas Cazenave, annonce alors un signalement au procureur de la République de Paris, tandis que l’homme d’affaires invoque des menaces de mort et sa résidence belge. Le 4 juin 2026, il est en revanche entendu par la commission d’enquête du Sénat sur les financements privés de certaines politiques publiques. Sa rapporteure, la sénatrice socialiste Colombe Brossel, estime ensuite ne pas avoir obtenu de réponses « sur la transparence de ses financements ».
Sa fortune, elle, suit la croissance d’Otium : environ 800 millions d’euros d’actifs en 2021, 1,2 milliard d’euros et le 104e rang en 2023, 1,4 milliard en 2024, 1,6 milliard et le 81e rang en 2025 selon Challenges, puis 200 millions de plus dans le classement 2026. Son objectif affiché, formulé en 2025 : atteindre 5 milliards d’euros d’actifs en 2030.
Carrière et récompenses
1998 : débuts à la Société générale, puis poste d’analyste chez Exane. 1999 : création de Black Orange, distributeur de logiciels et de jeux vidéo, revendu deux ans plus tard. 2003 : reprise de la franchise belge Weekendesk, rebaptisée Smartbox, qui devient l’un des leaders européens du coffret cadeau ; en dix ans, l’entreprise atteint, selon lui, 500 millions d’euros de chiffre d’affaires et plus de 1 000 collaborateurs. 2008 : premier investissement dans La Fourchette, rachetée par Tripadvisor en 2014. 2009 : fondation de la société d’investissement qui devient Otium Capital, dont les actifs atteignent 1,6 milliard d’euros début 2025 et 1,8 milliard en 2026 selon Challenges. 2017 : cofondation de La Nuit du Bien Commun. 2021 : annonce de son intention de transférer ses actifs à un fonds de dotation, le Fonds du Bien Commun. 2025 : premier business angel de France dans le classement de Challenges, avec 348 millions d’euros investis dans 54 participations, et 81e fortune professionnelle du pays. 2026 : progression de 200 millions d’euros dans le classement des fortunes de Challenges publié le 8 juillet.
Notre analyse de la fortune de Pierre-Édouard Stérin
L’argent de Pierre-Édouard Stérin a une origine lisible : une entreprise créée de toutes pièces, Smartbox, puis un recyclage méthodique de ses bénéfices dans d’autres sociétés. C’est pourquoi Challenges lui attribue un « self-made score » de 100/100. Le moteur de la fortune n’est plus aujourd’hui le coffret cadeau, mais Otium Capital, un family office qui détient des participations dans des dizaines d’entreprises et qui revendiquait 1,6 milliard d’euros d’actifs début 2025, puis 1,8 milliard selon Challenges en 2026. Les cessions, comme celle de la marque Dossier en avril 2026, et les réévaluations des sociétés non cotées font varier ce total d’une année sur l’autre.
Le chiffre de 1,8 milliard d’euros appelle trois précautions. D’abord, il s’agit d’une fortune professionnelle, telle que la mesure Challenges : la valeur estimée des participations, et non un patrimoine net certifié. Ensuite, nous n’avons pu consulter qu’un extrait de la fiche Challenges 2026, qui indique une hausse de 200 millions d’euros (+13 %) ; le montant de 1,8 milliard résulte de cette hausse appliquée à l’estimation 2025 du magazine (1,6 milliard), et le rang 2026 ne nous est pas connu. Enfin, l’intéressé avance lui-même un chiffre plus bas, « un peu plus de 1,4 milliard d’euros » devant le Sénat en juin 2026. Aucune source publique n’explique cet écart, qui peut refléter des méthodes ou des dates d’évaluation différentes : d’où notre fourchette de 1,4 à 1,8 milliard d’euros.
Une autre incertitude tient au statut de ces actifs. En 2021, Pierre-Édouard Stérin avait annoncé vouloir les transférer à un fonds de dotation, le Fonds du Bien Commun ; en 2023, Challenges notait qu’il n’avait « toujours pas franchi le pas ». Tant que la répartition entre ce qu’il détient personnellement et ce qui est affecté à la philanthropie n’est pas publiée, toute estimation reste approximative.
À titre de comparaison, Vincent Bolloré, autre homme d’affaires très présent dans le débat sur les médias, était évalué à 9,75 milliards d’euros par Challenges en 2025, soit environ six fois plus. Pierre-Édouard Stérin se situe, lui, autour de la 80e place des fortunes professionnelles françaises en 2025, avec une trajectoire rapide : environ 800 millions d’euros d’actifs en 2021, plus du double cinq ans plus tard. Son objectif déclaré de 5 milliards d’euros d’actifs en 2030 supposerait de prolonger ce rythme pendant encore plusieurs années.
Questions fréquentes sur Pierre-Édouard Stérin
Quelle est la fortune de Pierre-Édouard Stérin en 2026 ?
Environ 1,8 milliard d’euros de fortune professionnelle. Le classement 2026 de Challenges, publié le 8 juillet 2026, lui attribue une hausse de 200 millions d’euros (+13 %) par rapport à 2025, année où le magazine l’évaluait à 1,6 milliard d’euros (81e rang). L’intéressé avance un chiffre plus bas : devant le Sénat, le 4 juin 2026, il a parlé d’« un peu plus de 1,4 milliard d’euros ». Nous retenons donc une fourchette de 1,4 à 1,8 milliard d’euros.
Comment Pierre-Édouard Stérin a-t-il fait fortune ?
Grâce à Smartbox, les coffrets cadeaux qu’il lance en 2003 en reprenant la franchise belge Weekendesk, puis grâce à ses investissements. Les bénéfices de Smartbox lui permettent d’entrer au capital de La Fourchette, revendue à Tripadvisor en 2014, puis de bâtir Otium Capital, son family office fondé en 2009, dont Challenges évalue les actifs à 1,8 milliard d’euros en 2026. Otium est présent dans des dizaines de sociétés, de la tech à la restauration.
Quel âge a Pierre-Édouard Stérin et d’où vient-il ?
Pierre-Édouard Stérin est né le 3 janvier 1974 à Évreux, dans l’Eure : il a 52 ans en 2026. De nationalité française, il est diplômé de la Sorbonne et de l’EM Lyon. Il réside en Belgique depuis 2012.
Pourquoi Pierre-Édouard Stérin vit-il en Belgique ?
Il s’y est installé en 2012 et assume publiquement un départ motivé par la fiscalité : « Je suis un exilé fiscal », a-t-il déclaré devant la commission d’enquête du Sénat le 4 juin 2026. En 2025, il a aussi invoqué sa résidence belge et des menaces de mort pour expliquer son absence aux convocations d’une commission d’enquête de l’Assemblée nationale.
Qu’est-ce que le projet Périclès ?
C’est un programme révélé par L’Humanité en juillet 2024, doté de 150 millions d’euros sur dix ans, destiné à promouvoir des idées de droite dans le débat public. Pierre-Édouard Stérin le décrit comme « un projet métapolitique » et non comme un projet politique, avec cet objectif : « avoir en France une politique de droite libérale conservatrice ». Ce financement d’idées par une fortune privée est au cœur des critiques qui le visent.
Pierre-Édouard Stérin est-il marié ? A-t-il des enfants ?
Oui. Il a lui-même évoqué devant le Sénat, en juin 2026, son épouse et leurs cinq enfants, en chiffrant les dépenses du foyer « entre 150 et 200 000 euros par an ». Il ne communique pas sur l’identité de ses proches, et nous ne la publions pas.
Que dit le classement Challenges 2026 sur Pierre-Édouard Stérin ?
Publié le 8 juillet 2026, il le crédite d’une progression de 200 millions d’euros, soit 13 % de plus qu’en 2025, et lui attribue un « self-made score » de 100/100, réservé aux fortunes bâties par la création d’entreprise. Le magazine souligne que son holding gère 1,8 milliard d’euros d’actifs et qu’il a cédé en avril 2026 la marque de parfums Dossier à American Pacific Group. Il figure dans ce classement depuis 2018.
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