Simone Signoret (1921-1985) fut l’une des plus grandes actrices françaises : Oscar de la meilleure actrice en 1960 pour Les Chemins de la haute ville, César en 1978 pour La Vie devant soi, et autrice de deux livres best-sellers. Aucun montant de fortune n’a jamais été publié à son sujet, ni de son vivant, ni après sa mort le 30 septembre 1985, à 64 ans : Celebrity Net Worth n’a pas de fiche à son nom et aucun média économique de référence n’a chiffré son patrimoine. Ce que l’on sait tient à des éléments vérifiables : ses cachets de débutante, ses droits d’auteur et ses objets personnels, dispersés aux enchères en 2017.
Fortune et patrimoine en 2026
Aucune estimation de fortune publiée par un média de référence
Nous avons cherché une estimation chiffrée du patrimoine de Simone Signoret dans la presse économique et généraliste de référence (Forbes, Challenges, Capital, Les Échos, Le Monde) et dans les bases spécialisées : Celebrity Net Worth n’a aucune fiche à son nom. Aucun montant n’a jamais été publié ni de son vivant, ni après sa mort le 30 septembre 1985, et sa succession n’a fait l’objet d’aucune communication publique. Nous préférons documenter précisément ce que l’on sait de ses revenus plutôt que d’avancer un chiffre invérifiable.
Ce que l’on sait de ses revenus
- Droits d’auteur de ses livres : deux best-sellers en France — Wikipédia (EN)
- Exploitation posthume de l’autobiographie, toujours au catalogue du Seuil : 23 € le volume (édition 2010) — Éditions du Seuil
- Bijoux personnels : pendants d’oreilles en platine et saphirs, vente Digard du 26 juin 2017 : 92 000 € hors frais (119 600 € frais compris) — France 3 Normandie (franceinfo)
- Autres objets lui ayant appartenu, adjugés à la même vente : montre sertie de diamants 4 500 € ; collier de mariage or et diamants 2 000 € ; tapuscrit d’Adieu Volodia 1 000 € ; machine à écrire 700 € — Imaz Press (dépêche AFP)
- Produit total de la vente des souvenirs du couple Montand-Signoret (patrimoine commun, pas le sien seul) : 662 519 € pour plus de 320 lots — France 3 Normandie (franceinfo)
- , revendue par la famille avant 2017 (prix non publié) — France 3 Normandie (franceinfo)
Vie privée et famille
- Conjoint(e)Yves MontandWikidata
- Ex-conjoint(e)Yves AllégretWikidata
- EnfantCatherine AllégretWikipédia (EN)
- ParentAndré KaminkerWikipédia (FR)
- ParentGeorgette SignoretWikipédia (FR)
- Frère / SœurAlain KaminkerWikipédia (FR)
- Frère / SœurJean-Pierre KaminkerWikipédia (FR)
Biographie
Simone Henriette Charlotte Kaminker naît le 25 mars 1921 à Wiesbaden, en Allemagne, où son père est alors en poste. La famille s’installe à Paris alors qu’elle a deux ans. Son père, André Kaminker (1888-1961), est un interprète de haut vol ; sa mère, Georgette Signoret (1896-1984), est française. Simone a deux frères, Alain (1930-1959) et Jean-Pierre, né en 1932. C’est le nom de sa mère qu’elle choisira comme nom de scène, pendant l’Occupation, lorsque les origines de son père lui ferment les portes du travail déclaré : André Kaminker a rejoint la France libre à Londres, et c’est la fille aînée qui fait vivre la maison, en donnant des cours de latin et d’anglais et en tapant à la machine. Ses débuts sont ceux d’une figurante. Elle fréquente le Café de Flore et le groupe Octobre, décroche en 1942 puis enchaîne trois mois de tournage à 200 francs par jour sur Les Visiteurs du soir de Marcel Carné. Les premiers rôles parlés arrivent après la Libération : Macadam (1946), puis Dédée d’Anvers (1948), réalisé par Yves Allégret, qui devient son mari. Leur fille Catherine naît en 1946. Le couple se sépare, et Simone Signoret épouse Yves Montand le 22 décembre 1951 ; leur union durera jusqu’à sa mort. Les années 1950 la consacrent. Manèges (1950), La Ronde (1950) de Max Ophüls, puis surtout Casque d’or (1952) de Jacques Becker, où elle incarne Marie, une figure de demi-mondaine devenue l’image même de l’actrice. Suivent Thérèse Raquin (1953) de Carné, Les Diaboliques (1955) d’Henri-Georges Clouzot, grand succès public, et Les Sorcières de Salem (1957), adapté par Jean-Paul Sartre, où elle joue aux côtés d’Yves Montand. Elle reçoit à trois reprises le BAFTA de la meilleure actrice étrangère. La consécration internationale vient d’Angleterre. En 1958, Jack Clayton lui confie le rôle d’Alice Aisgill dans Les Chemins de la haute ville (Room at the Top). Le film lui vaut le prix d’interprétation féminine du Festival de Cannes en 1959, puis, en avril 1960, l’Oscar de la meilleure actrice : elle est la deuxième Française récompensée, après Claudette Colbert en 1935. Elle tourne ensuite en anglais — Term of Trial (1962) face à Laurence Olivier, La Nef des fous (1965) de Stanley Kramer, qui lui vaut une seconde nomination aux Oscars — et reçoit un Emmy Award en 1966. À partir de la fin des années 1960, elle choisit des rôles qui assument l’âge et la gravité. L’Armée des ombres (1969) de Jean-Pierre Melville, L’Aveu (1970) de Costa-Gavras, Le Chat (1971) de Pierre Granier-Deferre face à Jean Gabin, La Veuve Couderc (1971), Police Python 357 (1976), puis La Vie devant soi (1977) de Moshé Mizrahi, d’après Romain Gary : son interprétation de Madame Rosa lui vaut le César de la meilleure actrice en 1978 et le film remporte l’Oscar du meilleur film étranger, . Elle tourne encore L’Étoile du Nord (1982) et apparaît à la télévision dans la série Madame le juge (1978) et le téléfilm Thérèse Humbert (1983). En parallèle, elle devient écrivaine à succès. Ses mémoires, La Nostalgie n’est plus ce qu’elle était, paraissent au Seuil en 1976 et sont suivies du Lendemain, elle était souriante… (Seuil, 1979) puis du roman Adieu Volodia (Fayard, 1985). Les deux principaux titres sont des best-sellers en France. Femme engagée, elle signe en septembre 1960 le Manifeste des 121 sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie et prend publiquement position, avec Yves Montand, sur les causes politiques de son temps, du couple Rosenberg aux désillusions du bloc de l’Est après leur tournée de 1957. Simone Signoret meurt le 30 septembre 1985, à 64 ans, Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise, division 44, où Yves Montand la rejoindra en 1991.
Carrière et récompenses
1942-1943 : débuts comme figurante, sur Les Visiteurs du soir. 1948 : premier grand rôle dans Dédée d’Anvers d’Yves Allégret. 1952 : Casque d’or de Jacques Becker, son film emblème, récompensé par un BAFTA. 1955 : Les Diaboliques de Clouzot, succès populaire majeur. 1957 : Les Sorcières de Salem, adapté par Jean-Paul Sartre, avec Yves Montand. 1959 : prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes pour Les Chemins de la haute ville. 1960 : Oscar de la meilleure actrice pour ce même film, deuxième Française distinguée après Claudette Colbert. 1965 : seconde nomination aux Oscars pour La Nef des fous. 1966 : Emmy Award. 1969-1971 : L’Armée des ombres de Melville, L’Aveu de Costa-Gavras, Le Chat de Granier-Deferre face à Jean Gabin. 1978 : César de la meilleure actrice pour La Vie devant soi, film oscarisé comme meilleur film étranger . 1976-1985 : trois livres publiés, dont deux best-sellers. Au total, trois BAFTA de la meilleure actrice étrangère et une carrière de plus de quarante ans, du cinéma d’après-guerre à la télévision des années 1980.
Notre analyse de la fortune de Simone Signoret
La première chose à dire est qu’aucune estimation sérieuse du patrimoine de Simone Signoret n’existe. Nous avons cherché dans la presse économique et généraliste de référence — Forbes, Challenges, Capital, Les Échos, Le Monde — et dans les bases spécialisées : Celebrity Net Worth, qui ouvre pourtant une fiche à la plupart des lauréats d’un Oscar, n’en a aucune à son nom. C’est cohérent avec l’époque : Simone Signoret est morte le 30 septembre 1985, bien avant que la presse française ne prenne l’habitude de chiffrer les patrimoines d’artistes, et sa succession n’a jamais fait l’objet d’une communication publique. Toute page qui affiche aujourd’hui un montant pour elle l’a inventé ou recopié.
Il faut en dire un mot, parce que ces pages existent. Un site francophone consacré aux fortunes de célébrités écrit qu’elle aurait « accumulé une fortune considérable » de « plusieurs millions d’euros » et que « une grande partie de cette fortune a été léguée à son fils Valentin ». Cette phrase est fausse de bout en bout : Valentin Montand est né le 31 décembre 1988, de l’union d’Yves Montand et de Carole Amiel, soit plus de trois ans après la mort de l’actrice. Quand une source se trompe sur un fait aussi élémentaire, son chiffre ne vaut rien. Nous ne le reprenons pas.
Ce que l’on peut documenter, en revanche, dessine une structure de revenus très lisible. Au départ, presque rien : 200 francs par jour de figuration sur Les Visiteurs du soir, complétés par des cours particuliers de latin et d’anglais. Ensuite, trente ans de cachets de premier plan, de Casque d’or (1952) à La Vie devant soi (1977) — mais, contrairement aux footballeurs ou aux patrons d’aujourd’hui, les cachets d’acteurs français de cette génération n’ont jamais été rendus publics, et aucune archive consultable ne les chiffre. Enfin, à partir de 1976, une seconde carrière d’écrivaine : deux best-sellers, dont une autobiographie toujours au catalogue du Seuil cinquante ans après, qui génère encore des droits pour ses ayants droit. On ne sait pas combien ; on sait que ce flux existe.
Le seul chiffrage réel dont nous disposons est posthume et partiel. Le 26 juin 2017, la maison Digard a dispersé à Drouot plus de 320 lots , pour un total de 662 519 euros. Les objets de Simone Signoret y ont connu des sorts très inégaux : 92 000 euros hors frais pour une paire de pendants d’oreilles en platine sertis de saphirs, près de huit fois l’estimation haute, mais 4 500 euros pour sa montre en diamants, 2 000 euros pour son collier de mariage, 1 000 euros pour le tapuscrit corrigé d’Adieu Volodia et 700 euros pour sa machine à écrire. Ce total ne dit rien de sa fortune : il mesure la valeur sentimentale d’un mobilier trente-deux ans après sa mort, pas un patrimoine. La maison elle-même avait d’ailleurs été vendue par la famille plusieurs années auparavant, à un prix jamais publié.
Comparée à ses contemporains, Simone Signoret appartient à une catégorie d’artistes dont le patrimoine échappe par nature au chiffrage. Les fiches de fortune circulant sur Alain Delon, Brigitte Bardot ou Catherine Deneuve s’appuient sur des actifs identifiables — sociétés de production, immobilier, ventes aux enchères organisées de leur vivant, déclarations fiscales commentées. Simone Signoret n’a rien laissé de tel : pas de société de production à son nom, pas de participation industrielle, pas de marque. Son capital était un répertoire de rôles et deux livres. La réponse honnête à la question « quelle était la fortune de Simone Signoret ? » reste donc : personne ne l’a jamais chiffrée, et nous ne le ferons pas à la place des sources.
Questions fréquentes sur Simone Signoret
Quelle était la fortune de Simone Signoret ?
Aucun montant fiable n’existe. Nous n’avons trouvé aucune estimation de son patrimoine publiée par un média économique ou national de référence (Forbes, Challenges, Capital, Les Échos, Le Monde), et Celebrity Net Worth n’a pas de fiche à son nom. Simone Signoret est morte le 30 septembre 1985, à une époque où la presse française ne chiffrait pas les fortunes d’acteurs, et sa succession n’a fait l’objet d’aucune communication publique. Les seuls éléments chiffrés et vérifiables concernent ses cachets de débutante et les objets lui ayant appartenu, dispersés aux enchères en 2017.
Combien gagnait Simone Signoret à ses débuts ?
Très peu. La série « Simone Signoret, l’enfant du siècle », parue dans L’Écran Français en juillet 1949, rapporte qu’elle avait travaillé trois mois à 200 francs par jour comme figurante sur Les Visiteurs du soir de Marcel Carné. Elle complétait alors ses revenus en donnant des cours de latin et d’anglais. Aucune source publique ne documente en revanche ses cachets des années de gloire, après 1952.
Combien ont rapporté les objets de Simone Signoret vendus aux enchères ?
La vente organisée par Digard Auction le 26 juin 2017 à l’Hôtel Drouot a totalisé 662 519 euros pour plus de 320 lots issus de la maison de campagne du couple. Parmi les objets lui ayant personnellement appartenu : une paire de pendants d’oreilles en platine sertis de saphirs poire cabochon adjugée 92 000 euros hors frais, soit près de huit fois son estimation haute, une montre sertie de diamants à 4 500 euros, son collier de mariage en or et diamants à 2 000 euros, le tapuscrit corrigé d’Adieu Volodia à 1 000 euros et sa machine à écrire à 700 euros.
Quel âge avait Simone Signoret à sa mort ?
Elle avait 64 ans. Née le 25 mars 1921 à Wiesbaden, en Allemagne, où son père était alors en poste, elle est morte le 30 septembre 1985 . Elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise, division 44, où Yves Montand a été inhumé à son tour après sa mort en 1991.
Quelles étaient les origines et la nationalité de Simone Signoret ?
Simone Signoret était française. Son nom de naissance était Simone Henriette Charlotte Kaminker. Simone Signoret a adopté le nom de sa mère comme nom de scène pendant l’Occupation. Elle est née en Allemagne par hasard d’affectation paternelle, mais a grandi à Paris à partir de l’âge de deux ans.
Qui était le mari de Simone Signoret, et avait-elle des enfants ?
Elle a d’abord été mariée au cinéaste Yves Allégret, dont elle a eu une fille, l’actrice Catherine Allégret, née en 1946. Elle a ensuite épousé Yves Montand le 22 décembre 1951 ; leur union a duré jusqu’à sa mort, le 30 septembre 1985, soit près de trente-quatre ans. Yves Montand a adopté Catherine Allégret. Contrairement à ce qu’affirment certains sites, Valentin Montand, né le 31 décembre 1988, est le fils d’Yves Montand et de Carole Amiel, trois ans après la mort de l’actrice.
Les livres de Simone Signoret rapportaient-ils de l’argent ?
Ses deux principaux ouvrages — ses mémoires La Nostalgie n’est plus ce qu’elle était (Seuil, 1976) et son roman Adieu Volodia (Fayard, 1985) — ont été des best-sellers en France. Aucun chiffre de tirage ou de ventes n’est toutefois consultable sur une source vérifiable : ni l’éditeur ni la famille n’ont publié de données. L’autobiographie reste commercialisée aujourd’hui, dans une édition du Seuil de 2010 de 448 pages vendue 23 euros, ce qui signifie que des droits continuent d’être versés à ses ayants droit.
Simone Signoret figure-t-elle dans les classements de fortune en 2026 ?
Non. Disparue en 1985, elle n’apparaît dans aucun classement de patrimoine, et aucune base spécialisée ne lui consacre de fiche : une recherche sur Celebrity Net Worth ne renvoie aucun résultat à son nom. Les pages qui prétendent chiffrer « la fortune de Simone Signoret » sur le web francophone ne citent aucune source et contiennent des erreurs factuelles vérifiables. Nous ne reprenons donc aucun de leurs montants.
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