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Haut fonctionnaire

Claude Guéant

Né(e) le
17 janvier 1945
Lieu de naissance
Vimy
Nationalité
France
XFb

Claude Guéant, 81 ans, ancien préfet, ancien secrétaire général de l'Élysée et ancien ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy, a passé l'essentiel de sa carrière dans la haute fonction publique. Ses revenus connus sont ceux de l'État : 14 200 euros bruts par mois pour un ministre en mai 2012, à la fin de son passage place Beauvau, et une pension de préfet hors classe perçue depuis janvier 2010, dont le montant n'a pas été publié. Aucune déclaration de patrimoine le concernant n'est consultable, et aucune estimation sérieuse de sa fortune n'existe.

Fortune et patrimoine en 2026

Aucune estimation de fortune publiée par un média de référence

Nous avons cherché une estimation du patrimoine de Claude Guéant dans la presse économique et dans les registres publics : aucune n'a été publiée. La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, créée en 2013, n'existait pas lorsqu'il était ministre, et il n'a exercé depuis aucune fonction soumise à une déclaration publique. Seuls quelques éléments de revenus, liés à ses fonctions publiques, sont documentés : c'est eux que nous détaillons.

Ce que l’on sait de ses revenus

  • Rémunération brute mensuelle d'un ministre en mai 2012, à la fin de son passage au ministère de l'Intérieur (février 2011 - mai 2012) : 14 200 € bruts par mois — iFRAP
  • Pension de retraite de préfet hors classe, perçue depuis le 18 janvier 2010 et cumulée avec son traitement de secrétaire général de l'Élysée jusqu'en février 2011 (montant non publié) — Légifrance — décret du 11 janvier 2010 portant admission à la retraite d'un préfet
  • Activité d'avocat envisagée après 2012, avec un cabinet spécialisé en droit administratif (honoraires non publiés) — Acteurs publics

Vie privée et famille

Biographie

Claude Guéant naît le 17 janvier 1945 à Vimy, dans le Pas-de-Calais, d'un père employé dans une entreprise de transport et d'une mère institutrice. Un accessit au concours général d'anglais lui vaut une année d'études aux États-Unis, dans le Minnesota. Licencié en droit de la faculté de Paris, passé par l'Institut d'études politiques de Paris, il entre à l'École nationale d'administration, dont il sort en 1971, dix-septième de la promotion Thomas More.

Il choisit le corps préfectoral. Directeur de cabinet du préfet du Finistère en 1971, il devient en 1973 secrétaire général pour les affaires économiques de la Guadeloupe, puis rejoint de 1977 à 1981 le cabinet de Christian Bonnet, ministre de l'Intérieur, comme conseiller technique. Suivent des postes de sous-préfet auprès du préfet de la région Centre, puis de secrétaire général des préfectures de l'Hérault et des Hauts-de-Seine. Nommé préfet des Hautes-Alpes en 1991, il devient en 1993 directeur adjoint du cabinet de Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur, puis en 1994 directeur général de la Police nationale. Il retrouve ensuite la préfectorale : préfet du Doubs et de la région Franche-Comté de 1998 à 2000, puis préfet d'Ille-et-Vilaine, de la région Bretagne et de la zone de défense Ouest à partir de 2000.

Sa carrière bascule en 2002. Sur la suggestion de Charles Pasqua, Nicolas Sarkozy, qui vient d'arriver place Beauvau, en fait son directeur de cabinet. Claude Guéant le suit en 2004 au ministère de l'Économie et des Finances, puis de nouveau à l'Intérieur de juin 2005 à mars 2007. Il dirige ensuite la campagne présidentielle victorieuse de 2007. Le 16 mai 2007, jour de l'investiture, il est nommé secrétaire général de la présidence de la République. Pendant près de quatre ans, ce haut fonctionnaire réputé discret, surnommé « le Cardinal », est l'un des hommes les plus influents de l'exécutif, au point de s'exprimer lui-même sur la politique budgétaire, comme dans un entretien au Financial Times en juin 2010. Entre-temps, il a été admis à la retraite comme préfet hors classe à compter du 18 janvier 2010, tout en restant à l'Élysée.

Le 27 février 2011, il est nommé ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration dans le gouvernement de François Fillon, en remplacement de Brice Hortefeux. Xavier Musca lui succède au secrétariat général de l'Élysée. Il reste place Beauvau jusqu'à la fin du quinquennat, en mai 2012.

En juin 2012, il se présente pour la première fois au suffrage universel, aux élections législatives, dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine, à Boulogne-Billancourt, sous l'étiquette UMP. Arrivé en tête du premier tour avec 30,41 % des voix, il est battu au second, lors d'une triangulaire, par le divers droite Thierry Solère : 39,35 % contre 38,41 %, soit 334 voix d'écart.

Il se tourne alors vers le barreau. En juillet 2012, il demande au bâtonnier de Paris à devenir avocat au titre de son expérience, et prête serment comme avocat à Paris à la fin de l'année.

Ses revenus connus sont ceux d'un haut fonctionnaire de carrière : le traitement de ministre, fixé à 14 200 euros bruts par mois jusqu'en mai 2012, et sa pension de préfet, dont le montant n'a jamais été rendu public. Ses honoraires d'avocat ne sont pas connus.

Carrière et récompenses

1971 : sort de l'ENA (promotion Thomas More), directeur de cabinet du préfet du Finistère. 1973 : secrétaire général pour les affaires économiques de la Guadeloupe. 1977-1981 : conseiller technique au cabinet du ministre de l'Intérieur Christian Bonnet. 1991 : préfet des Hautes-Alpes. 1993 : directeur adjoint du cabinet de Charles Pasqua. 1994 : directeur général de la Police nationale. 1998-2000 : préfet de la région Franche-Comté. 2000 : préfet de la région Bretagne. 2002-2007 : directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy à l'Intérieur, puis à l'Économie et aux Finances, puis de nouveau à l'Intérieur. 2007 : directeur de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. 16 mai 2007 - 27 février 2011 : secrétaire général de l'Élysée. 18 janvier 2010 : admis à la retraite comme préfet hors classe. 27 février 2011 - mai 2012 : ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration. Juin 2012 : battu aux législatives dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine. Fin 2012 : prête serment comme avocat à Paris.

Notre analyse des revenus de Claude Guéant

Le seul chiffre solide sur les revenus de Claude Guéant est un montant réglementaire : en mai 2012, un ministre percevait 14 200 euros bruts par mois, avant la baisse de 30 % décidée par le gouvernement suivant. Sur une année pleine, cela représente environ 170 400 euros bruts, selon notre calcul. Ce montant ne vaut que pour ses quinze mois place Beauvau. Sa rémunération de secrétaire général de l'Élysée, de 2007 à 2011, n'a pas été rendue publique dans les sources que nous avons consultées.

Le reste de sa carrière s'est déroulé dans le corps préfectoral, dont les traitements suivent des grilles indiciaires. Sa pension de préfet hors classe, versée depuis janvier 2010, est donc certaine dans son principe mais inconnue dans son montant : nous ne reprenons aucun des chiffres qui circulent sans source vérifiable. Il en va de même de son activité d'avocat d'affaires, exercée en libéral, dont les honoraires ne sont publiés nulle part.

Reste la question de sa fortune, qui ne peut pas être chiffrée. Claude Guéant a quitté le gouvernement en 2012, avant la création de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, et n'a plus exercé depuis de fonction soumise à une déclaration publique de patrimoine. Faute de document officiel ou d'estimation d'un média de référence, nous ne publions aucun montant de patrimoine et mettrons cette fiche à jour si une source fiable paraît.

Questions fréquentes sur Claude Guéant

Quelle est la fortune de Claude Guéant ?

Aucune estimation fiable de son patrimoine n'a été publiée par un média reconnu, et aucune déclaration de patrimoine le concernant n'est consultable auprès de la HATVP, créée après son départ du gouvernement.

Combien gagnait Claude Guéant comme ministre de l'Intérieur ?

En mai 2012, à la fin de son passage place Beauvau, un ministre percevait 14 200 euros bruts par mois, selon l'iFRAP, soit environ 170 400 euros bruts par an.

Claude Guéant touche-t-il une retraite de préfet ?

Oui. Un décret du 11 janvier 2010 l'a admis à la retraite comme préfet hors classe à compter du 18 janvier 2010, alors qu'il était secrétaire général de l'Élysée. Le montant de sa pension n'a pas été publié.

Quel poste Claude Guéant a-t-il occupé à l'Élysée ?

Il a été secrétaire général de la présidence de la République du 16 mai 2007 au 27 février 2011, après avoir dirigé la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy et ses cabinets ministériels depuis 2002.

Claude Guéant est-il avocat ?

Après sa défaite aux législatives de 2012, il a prêté serment comme avocat à Paris à la fin de l'année 2012 et exerce depuis comme avocat d'affaires.

Quel âge a Claude Guéant ?

D'après sa date de naissance (17 janvier 1945), Claude Guéant a 81 ans.

Sources : Wikipédia

D'où vient Claude Guéant ?

Claude Guéant est né(e) à Vimy.

Sources : Wikipédia

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Fiche établie par la rédaction de Fortune Célébrités

Synthèse et recoupement de sources publiques (Forbes, Challenges, Bloomberg, déclarations officielles). Voir notre méthodologie et nos sources.

Sources utilisées dans cette fiche

  • T2iFRAP — Après la baisse de 30 % décidée par le décret du 17 mai 2012 pour les membres du gouvernement nommés à partir du 15 mai 2012, un ministre perçoit « 9.940 euros (au lieu de 14.200 euros actuellement) » bruts par mois. (2012)
  • T1Légifrance — décret du 11 janvier 2010 portant admission à la retraite d'un préfet — « M. Claude GUEANT, préfet hors classe, est admis à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 18 janvier 2010. » (2010)
  • T2Acteurs publics — Claude Guéant a demandé en juillet 2012 au bâtonnier de Paris une validation de son expérience pour devenir avocat ; il envisagerait de créer un cabinet spécialisé en droit administratif, aux côtés de son fils, avocat fiscaliste. (2012)

Voir notre méthodologie →

Aucune estimation du patrimoine global de Claude Guéant n'a pu être vérifiée auprès d'une source de référence : cette fiche ne publie donc aucun montant de fortune.

La rémunération citée est le traitement brut d'un ministre en mai 2012, hors indemnités et avantages éventuels ; le montant de sa pension de préfet et ses honoraires d'avocat ne sont pas connus.