Mathilde Panot, 37 ans, est députée de la 10e circonscription du Val-de-Marne depuis 2017 et préside le groupe La France insoumise - Nouveau Front populaire à l'Assemblée nationale, fonction qu'elle occupe depuis octobre 2021. Sa fortune n'est pas connue : sa déclaration de patrimoine de députée n'est consultable qu'à la préfecture du Val-de-Marne et aucun média reconnu n'en a publié le contenu. Ses revenus sont en revanche publics : elle a déclaré à la HATVP 73 698 euros nets d'indemnités de députée pour 2023. L'indemnité parlementaire s'élève à 7 637,39 euros bruts par mois selon l'Assemblée nationale.
Fortune et patrimoine en 2026
Aucune estimation de fortune publiée par un média de référence
Nous avons cherché une estimation du patrimoine de Mathilde Panot : aucune source de référence n'en publie. Ses déclarations de situation patrimoniale de députée, dont une déclaration de modification substantielle déposée le 29 novembre 2024, ne sont pas publiées en ligne par la HATVP : elles sont seulement consultables à la préfecture du Val-de-Marne, à Créteil. Nous détaillons donc ses revenus déclarés, qui sont publics.
Ce que l’on sait de ses revenus
- Indemnités nettes de députée déclarées pour l'année 2023 : 73 698 € nets sur l'année — HATVP — déclaration d'intérêts et d'activités modificative
- Indemnités nettes de députée déclarées pour la législature 2017-2022 : 71 042 € nets en 2018, 70 676 € nets en 2021 — HATVP — déclaration d'intérêts et d'activités
- Indemnité parlementaire mensuelle d'un député (barème en vigueur) : 7 637,39 € bruts, soit 5 953,34 € nets par mois — Assemblée nationale — fiche n° 7 « La situation matérielle du député » (actualisée le 8 janvier 2026)
- Fonctions dirigeantes non rémunérées (Institut La Boétie, Union populaire) : 0 € — HATVP — déclaration d'intérêts et d'activités modificative
Vie privée et famille
Biographie
Mathilde Panot est née le 15 janvier 1989 à Tours, en Indre-et-Loire. Elle grandit dans la banlieue d'Orléans, à Saint-Pryvé-Saint-Mesmin. Son père est formateur en agronomie et sa mère professeure de mathématiques. Selon sa page Wikipédia, elle présente la mobilisation contre le contrat première embauche (CPE) comme son premier engagement militant, puis devient bénévole à ATD Quart Monde à 18 ans. Elle poursuit ses études à Sciences Po Paris, où elle obtient en 2013 un master en relations internationales. Pendant ces années, elle milite à l'UNEF et se rapproche du Front de gauche.
Avant d'entrer au Parlement, elle travaille dans le secteur associatif. Jusqu'en 2016, elle est salariée de l'association VoisinMalin, où elle occupe un poste de manager d'équipe. L'association pratique le « community organizing » dans des quartiers populaires, notamment à la Grande Borne, à Grigny. L'Assemblée nationale la présente aujourd'hui encore comme « coordinatrice de projets associatifs ». Elle cofonde par ailleurs l'association L'Ère du peuple avec Laurent Mafféïs et Bastien Lachaud, dont elle est la secrétaire.
En juin 2017, sous l'étiquette La France insoumise, elle est élue députée de la 10e circonscription du Val-de-Marne face à la candidate de La République en marche, Sheerazed Boulkroun. Elle devient vice-présidente du groupe insoumis et, en septembre 2018, se porte candidate à la présidence de l'Assemblée nationale, remportée par Richard Ferrand. Pendant cette première législature, elle s'investit surtout sur les questions environnementales : membre de la commission d'enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires en 2018, elle conduit la même année une campagne et une votation citoyenne pour la sortie du nucléaire. En 2019, elle lance avec le journaliste Gaspard d'Allens une commission d'enquête citoyenne sur la gestion des forêts, qui débouche le 22 juillet 2020 sur une proposition de loi contre les coupes rases. En 2021, elle préside la commission d'enquête de l'Assemblée sur la gestion de l'eau en Guadeloupe, dont le rapport est adopté à l'unanimité le 15 juillet 2021.
Le 12 octobre 2021, elle succède à Jean-Luc Mélenchon à la présidence du groupe La France insoumise et devient la plus jeune députée à présider un groupe parlementaire dans l'histoire de l'Assemblée. Aux législatives de 2022, elle est réélue au second tour, le 19 juin, avec 67,63 % des suffrages exprimés selon Reporterre (article du 19 juin 2022). Deux jours plus tard, le 21 juin 2022, elle est reconduite à l'unanimité à la tête du groupe LFI-NUPES. Elle dépose ensuite une proposition de loi visant à inscrire l'accès à l'IVG dans la Constitution ; le Congrès inscrit la liberté de recourir à l'IVG dans la Constitution en mars 2024, au terme d'un travail parlementaire mené avec Aurore Bergé, Mélanie Vogel et Laurence Rossignol.
Après la dissolution de juin 2024, elle est réélue dès le premier tour des élections législatives anticipées. Le 9 juillet 2024, elle est de nouveau élue présidente du groupe, devenu La France insoumise - Nouveau Front populaire. Au 2 novembre 2026, la fiche officielle de l'Assemblée nationale la présente toujours comme présidente de ce groupe, élue de la 10e circonscription du Val-de-Marne et membre de la commission des affaires étrangères. Jean-Luc Mélenchon a officialisé le 3 mai 2026 sa candidature à l'élection présidentielle de 2027, selon l'AFP reprise par La Libre Belgique ; interrogée par LCP le 18 mai 2026, Mathilde Panot le présentait comme le seul responsable de gauche à avoir constitué « une équipe capable de gouverner ».
Côté argent, la situation de Mathilde Panot est connue par ses déclarations d'intérêts et d'activités publiées par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Elle n'y déclare aucune activité professionnelle rémunérée au cours des cinq années précédentes, aucune activité de consultante et aucune participation financière dans le capital d'une société. Ses fonctions de trésorière du fonds de dotation Institut La Boétie (2020-2022) et de secrétaire de la formation politique « Union populaire » (2022-2023) sont déclarées à 0 euro. Ses seuls revenus déclarés sont donc ses indemnités de députée : 35 403 euros nets pour la seconde moitié de 2017, puis entre 70 676 et 71 105 euros nets par an de 2018 à 2021, et 73 698 euros nets en 2023. Selon la fiche de l'Assemblée nationale actualisée le 8 janvier 2026, l'indemnité parlementaire atteint 7 637,39 euros bruts par mois, soit 5 953,34 euros nets ; cette fiche ne prévoit pas d'indemnité spéciale pour les présidents de groupe. Sa déclaration de patrimoine, elle, n'est consultable qu'à la préfecture du Val-de-Marne.
Carrière et récompenses
2013 : diplômée d'un master en relations internationales de Sciences Po Paris. Jusqu'en 2016 : manager d'équipe à l'association VoisinMalin, active dans les quartiers populaires, notamment à Grigny. Juin 2017 : élue députée de la 10e circonscription du Val-de-Marne sous l'étiquette La France insoumise. Septembre 2018 : candidate à la présidence de l'Assemblée nationale. 2018 : membre de la commission d'enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires. 22 juillet 2020 : dépôt d'une proposition de loi contre les coupes rases, issue d'une commission d'enquête citoyenne sur les forêts. 15 juillet 2021 : rapport de la commission d'enquête sur la gestion de l'eau en Guadeloupe, qu'elle préside, adopté à l'unanimité. 12 octobre 2021 : succède à Jean-Luc Mélenchon à la présidence du groupe LFI. 19 juin 2022 : réélue députée avec 67,63 % des suffrages exprimés au second tour. 21 juin 2022 : reconduite à la tête du groupe LFI-NUPES. Mars 2024 : la liberté de recourir à l'IVG est inscrite dans la Constitution, un objectif porté par l'une de ses propositions de loi. Juillet 2024 : réélue députée dès le premier tour, puis présidente du groupe LFI-NFP le 9 juillet. Novembre 2026 : toujours présidente du groupe et membre de la commission des affaires étrangères.
Notre analyse des revenus de Mathilde Panot
Les revenus de Mathilde Panot proviennent d'une seule source : son mandat de députée. Ses déclarations à la HATVP ne mentionnent ni activité professionnelle parallèle, ni conseil, ni participation dans une société, et ses fonctions dans l'Institut La Boétie et la formation « Union populaire » sont déclarées à 0 euro. Les montants déclarés suivent donc le barème public de l'indemnité parlementaire : autour de 71 000 euros nets par an entre 2018 et 2021, 73 698 euros nets en 2023 ; selon l'Assemblée nationale, l'indemnité parlementaire est indexée sur le traitement des plus hauts fonctionnaires de l'État.
La présidence d'un groupe parlementaire ne se traduit pas, d'après les documents officiels, par un supplément d'indemnité. La fiche de l'Assemblée nationale actualisée le 8 janvier 2026 énumère les indemnités spéciales (7 698,50 euros bruts mensuels pour le Président de l'Assemblée, 5 300,36 euros pour les questeurs, 1 099,79 euros pour les vice-présidents, 931,76 euros pour les présidents de commission) sans y inclure les présidents de groupe. Nous n'avons trouvé aucune source de référence faisant état d'une rémunération complémentaire liée à cette fonction.
La comparaison avec d'autres députés de gauche confirme cette logique de barème. Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a déclaré exactement le même montant pour 2023, 73 698 euros nets, dans sa déclaration d'intérêts déposée à la HATVP le 6 août 2024. François Ruffin, député de la Somme, a déclaré 74 993 euros nets pour la même année dans sa déclaration modificative déposée à la HATVP le 21 janvier 2025. Trois parcours politiques différents aboutissent ainsi à des indemnités annuelles presque identiques, ce qui rappelle qu'un mandat de député, même assorti d'une présidence de groupe, ne fait pas varier la rémunération publique.
Ce que l'on ignore, c'est l'état de son patrimoine : épargne, biens immobiliers éventuels, comptes. Ces éléments figurent dans sa déclaration de situation patrimoniale, que la loi réserve à la consultation en préfecture pour les parlementaires, et aucun média reconnu n'en a publié le contenu. Nous ne publions donc aucun montant de fortune, et nous ne reprenons pas les estimations circulant sur des sites non journalistiques.
Questions fréquentes sur Mathilde Panot
Quelle est la fortune de Mathilde Panot ?
Elle n'est pas connue. Sa déclaration de patrimoine de députée n'est consultable qu'à la préfecture du Val-de-Marne, et aucun média reconnu n'en a publié le contenu. Aucun montant fiable ne peut donc être avancé.
Combien gagne Mathilde Panot ?
Comme tout député, elle perçoit une indemnité de 7 637,39 euros bruts par mois, soit 5 953,34 euros nets selon l'Assemblée nationale. Elle a déclaré à la HATVP 73 698 euros nets d'indemnités pour 2023.
Touche-t-elle une indemnité en tant que présidente de groupe ?
D'après la fiche officielle de l'Assemblée nationale actualisée en janvier 2026, non : les indemnités spéciales concernent le Président, les questeurs, les vice-présidents, les présidents de commission et les secrétaires du Bureau, pas les présidents de groupe.
Mathilde Panot a-t-elle des actions ou d'autres revenus ?
Sa déclaration d'intérêts déposée le 29 novembre 2024 indique « néant » pour les participations financières, les activités de conseil et les activités professionnelles des cinq années précédentes. Ses fonctions associatives et partisanes sont déclarées à 0 euro.
Quel âge a Mathilde Panot ?
Née le 15 janvier 1989 à Tours, elle a 37 ans.
Quelle est la fonction actuelle de Mathilde Panot ?
Au 2 novembre 2026, elle est députée de la 10e circonscription du Val-de-Marne, présidente du groupe La France insoumise - Nouveau Front populaire et membre de la commission des affaires étrangères, selon le site de l'Assemblée nationale.
Quel rôle joue-t-elle en vue de la présidentielle 2027 ?
Elle soutient Jean-Luc Mélenchon, qui a officialisé sa candidature le 3 mai 2026 (AFP, via La Libre Belgique). Sur LCP, le 18 mai 2026, elle le décrivait comme le seul responsable de gauche disposant d'« une équipe capable de gouverner ».
D'où vient Mathilde Panot ?
Mathilde Panot est né(e) à Tours.
Sources : Wikipédia
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