Bally Bagayoko, 53 ans, est maire de Saint-Denis depuis le 21 mars 2026 et président de Plaine Commune depuis avril 2026. Aucun média de référence n’a chiffré son patrimoine, et sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique n’est pas publiée : cette fiche ne donne donc aucun montant de fortune. Ses revenus, eux, sont documentés. Cadre à la RATP, il avait déclaré 51 447 euros de salaire annuel et environ 61 000 euros brut d’indemnités d’élu pour ses deux mandats. L’indemnité maximale d’un maire de sa strate atteint 5 960,26 euros brut par mois en 2026.
Fortune et patrimoine en 2026
Aucune estimation de fortune publiée par un média de référence
Nous avons cherché une estimation du patrimoine de Bally Bagayoko dans la presse économique, dans les classements de fortune et sur Celebrity Net Worth, qui n’a aucune fiche à son nom. Nous avons également consulté sa fiche nominative sur le site de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique : ses déclarations y sont bien enregistrées, mais la loi réserve la publication en ligne des déclarations de situation patrimoniale aux membres du gouvernement et du collège de la Haute Autorité, de sorte que celle d’un maire n’est pas consultable. Aucun montant de fortune n’est donc retenu. Les éléments ci-dessous décrivent des revenus et des indemnités documentés, qui ne permettent pas d’en déduire un patrimoine.
Ce que l’on sait de ses revenus
- Rémunération déclarée à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique au titre de son emploi de cadre à la RATP, déclaration portant sur les années 2011 à 2014 : 51 447 € par an — Franceinfo
- Indemnités de ses deux mandats en 2014, comme adjoint au maire de Saint-Denis et vice-président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis : environ 61 000 € brut par an — Franceinfo
- Indemnité d’adjoint au maire de Saint-Denis, relevée par le conseil municipal en 2015 après la perte de son mandat départemental : 3 183 € brut par mois, contre 1 577 € auparavant — Franceinfo
- Salaire de cadre à la RATP à la fin de la période de cumul emploi-mandat, cité par Le Canard enchaîné en août 2026 : environ 6 000 € par mois — Franceinfo
- Indemnité de fonction de maire de Saint-Denis (149 077 habitants), au taux maximal prévu par le barème 2026 pour les communes de 100 000 habitants et plus, soit 145 % de l’indice brut terminal de la fonction publique : 5 960,26 € brut par mois au maximum — Kohen Avocats
- Enveloppe annuelle de frais de représentation du maire, votée par le conseil municipal de Saint-Denis le 4 avril 2026 ; elle couvre des dépenses engagées dans l’intérêt de la commune et non un revenu personnel : 10 000 € par an — Révolution Permanente
- Présidence du conseil d’administration de la société d’économie mixte Plaine Commune Développement (SIREN 381666924), telle que l’enregistre le répertoire des entreprises de l’État ; aucune rémunération n’est publiée — Annuaire des entreprises (API Recherche d’entreprises, État français)
Vie privée et famille
Biographie
Bally Bagayoko est né le 31 juillet 1973 à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, dans une famille originaire du Mali ; son père était mécanicien. Il grandit en banlieue parisienne et y fait l’essentiel de ses études : diplômé de l’université Paris-VIII en géopolitique, il y obtient également une maîtrise de sciences et techniques dont l’intitulé de spécialité, « connaissance des banlieues », résume assez bien la trajectoire qui suivra. Avant la politique, il y a le sport. Bagayoko joue au basket jusqu’au niveau semi-professionnel, en Nationale 2, puis passe son diplôme d’État d’entraîneur et prend en main l’équipe du Saint-Denis Union Sports, . C’est par ce réseau associatif, particulièrement dense à Saint-Denis, qu’il entre dans la vie publique locale. En parallèle, il devient cadre à la RATP. L’entreprise indique l’avoir recruté en 2001, « après avoir passé les entretiens d’embauche puis ceux préalables à la titularisation comme c’est le cas pour tous les agents RATP au statut » ; la page officielle de Plaine Commune évoque, elle, une entrée dans l’entreprise en 2000. Cet emploi, mené de front avec ses mandats pendant près de vingt ans, constitue la principale source de revenus documentée de sa vie professionnelle. Son parcours électoral commence en 2001, quand il rejoint l’équipe du maire communiste Patrick Braouezec et entre au conseil municipal de Saint-Denis. Adjoint au maire à partir de 2002 — d’abord à la communication et aux nouvelles technologies, puis à la jeunesse en 2004, enfin aux sports et à l’emploi après sa réélection de 2014 —, il reste à l’exécutif municipal jusqu’en 2020. En mars 2008, il est élu conseiller général du canton de Saint-Denis-Nord-Est et devient vice-président du conseil général, puis départemental, de la Seine-Saint-Denis, fonction qu’il exerce jusqu’en 2015. C’est la période où ses revenus cumulés sont les plus élevés : selon la déclaration qu’il a remise à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique pour les années 2011 à 2014, il percevait 51 447 euros par an au titre de la RATP, auxquels s’ajoutaient environ 61 000 euros brut d’indemnités pour ses deux mandats. En mars 2015, il perd son siège de conseiller départemental face au socialiste Mathieu Hanotin. Le conseil municipal relève alors son indemnité d’adjoint, qui passe d’environ 1 577 à 3 183 euros brut par mois. Politiquement, il quitte l’orbite du Parti communiste pour le mouvement Ensemble en 2012, au sein du Front de gauche, puis rejoint La France insoumise en 2017. Aux municipales de 2020, il conduit la liste insoumise et recueille 18,04 % des voix au premier tour, ; Mathieu Hanotin l’emporte. La bascule a lieu en 2026. À la tête d’une liste d’union entre insoumis et communistes, Bagayoko remporte le premier tour des municipales le 15 mars 2026 avec 13 506 voix, soit 50,77 % des suffrages et 47 des 59 sièges du conseil, devant Mathieu Hanotin (32,70 %) et Elsa Marcel (7,12 %), pour une participation de 42,84 %. Saint-Denis, fusionnée avec Pierrefitte-sur-Seine le 1er janvier 2025, compte 149 077 habitants : c’est la première commune de plus de 100 000 habitants conquise par La France insoumise. Le conseil municipal l’élit maire le 21 mars 2026, puis les élus de l’établissement public territorial Plaine Commune, qui regroupe plus de 450 000 habitants, le portent à leur présidence en avril 2026 par 46 voix contre 32 au socialiste Karim Bouamrane. « Chacun des maires sera respecté », déclare-t-il alors, en appelant à faire de l’intercommunalité « une coopérative de villes ». En août 2026, la presse met en cause ce long cumul entre un poste de cadre à la RATP et des mandats locaux, Le Canard enchaîné faisant état d’un salaire mensuel d’environ 6 000 euros dans l’entreprise publique. La RATP a démenti l’existence d’un système d’emplois fictifs et rappelé les conditions de son recrutement ; l’intéressé a répondu qu’« être élu n’est pas un emploi » et qu’il avait été embauché sur ses compétences. Bally Bagayoko est père de quatre enfants, dont l’identité n’est pas publique.
Carrière et récompenses
2001 : entrée au conseil municipal de Saint-Denis dans l’équipe de Patrick Braouezec, et recrutement comme cadre à la RATP selon l’entreprise. 2002 : adjoint au maire chargé de la communication et des nouvelles technologies, puis de la jeunesse à partir de 2004. Mars 2008 : élu conseiller général du canton de Saint-Denis-Nord-Est et vice-président du conseil général de la Seine-Saint-Denis, jusqu’en 2015. 2014 : réélu adjoint au maire, aux sports et à l’emploi. 2012 : départ vers le mouvement Ensemble, au sein du Front de gauche, puis adhésion à La France insoumise en 2017. 2020 : tête de liste insoumise aux municipales, 18,04 % au premier tour, retrait au second tour. 15 mars 2026 : victoire dès le premier tour avec 50,77 % des voix et 47 sièges sur 59, première ville de plus de 100 000 habitants gagnée par La France insoumise. 21 mars 2026 : élu maire de Saint-Denis. Avril 2026 : élu président de l’établissement public territorial Plaine Commune, plus de 450 000 habitants, par 46 voix contre 32. Côté sportif, il a été basketteur en Nationale 2 puis entraîneur du Saint-Denis Union Sports, .
Notre analyse des revenus de Bally Bagayoko
La première chose à dire sur la fortune de Bally Bagayoko, c’est que personne ne la connaît. Ce n’est pas une formule de prudence : aucun classement de référence ne l’a jamais évalué, Celebrity Net Worth n’a pas de fiche à son nom, et la déclaration de situation patrimoniale qu’il a déposée auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique n’est pas consultable, la loi ne prévoyant la mise en ligne de ce document que pour les membres du gouvernement et du collège de la Haute Autorité. Les chiffres qui circulent à son sujet depuis l’été 2026 ne sont pas des montants de patrimoine : ce sont des revenus mensuels, ce qui n’est pas la même chose, et nous nous gardons de transformer les uns en les autres.
Ces revenus, en revanche, sont bien documentés, et ils viennent de deux sources seulement : un salaire et des indemnités d’élu. Dans sa déclaration portant sur 2011 à 2014, il faisait état de 51 447 euros par an à la RATP, où il était cadre, et d’environ 61 000 euros brut d’indemnités pour ses deux mandats d’adjoint au maire et de vice-président du conseil départemental. Franceinfo précise que sa rémunération à la RATP a ensuite dépassé 6 000 euros par mois, primes et treizième mois compris. On ne trouve en revanche aucune trace d’activité entrepreneuriale, de droits d’auteur, de contrat de communication ou de revenu de notoriété : rien de ce qui alimente d’habitude les fortunes des personnalités publiques.
Depuis mars 2026, sa situation a changé de nature plus que de niveau. Le barème 2026 plafonne l’indemnité d’un maire de commune de 100 000 habitants et plus à 145 % de l’indice brut terminal, soit 5 960,26 euros brut par mois, et le cumul de toutes les indemnités d’un élu est écrêté à une fois et demie l’indemnité parlementaire de base, soit 8 897,93 euros brut par mois au 1er janvier 2025. Autrement dit, même en additionnant la mairie de Saint-Denis et la présidence de Plaine Commune, le droit fixe une limite haute connue d’avance. S’y ajoute une enveloppe annuelle de 10 000 euros de frais de représentation, votée le 4 avril 2026, qui finance des dépenses engagées pour la commune et non un revenu personnel.
Reste la question qui a fait l’actualité d’août 2026 : le cumul, pendant près de vingt ans, d’un emploi de cadre dans une entreprise publique et de mandats exécutifs locaux. Les faits bruts sont établis et assumés par l’intéressé, qui soutient qu’« être élu n’est pas un emploi » ; la RATP a démenti tout système d’emplois fictifs et rappelé l’avoir recruté en 2001 au terme des entretiens habituels. Nous nous arrêtons là, en l’absence de décision rendue.
Comparé à ses pairs, Bally Bagayoko relève d’une catégorie très différente de celle des responsables nationaux dont les revenus combinent mandats, livres, conférences et parfois carrière privée. Un maire de grande ville de banlieue tire l’essentiel de ses ressources d’une indemnité encadrée par décret, dont le montant maximal est public et identique pour tous ses homologues de la même strate. C’est précisément pour cela qu’une page « fortune » n’a ici guère de sens : ce qui est mesurable, ce sont des revenus plafonnés ; ce qui ne l’est pas, c’est un patrimoine que la loi protège de la publication.
Questions fréquentes sur Bally Bagayoko
Quelle est la fortune de Bally Bagayoko en 2026 ?
Nous ne publions aucun montant. Aucun média économique ni classement de référence n’a estimé le patrimoine de Bally Bagayoko, et Celebrity Net Worth n’a pas de fiche à son nom. Sa déclaration de situation patrimoniale a bien été déposée auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, mais la loi ne prévoit la publication en ligne de ce document que pour les membres du gouvernement et du collège de la Haute Autorité : celle d’un maire reste confidentielle. Seuls ses revenus sont documentés.
Combien gagne Bally Bagayoko comme maire de Saint-Denis ?
Saint-Denis compte 149 077 habitants depuis sa fusion avec Pierrefitte-sur-Seine. Pour les communes de 100 000 habitants et plus, le barème 2026 fixe l’indemnité de fonction du maire à 145 % de l’indice brut terminal de la fonction publique, soit un maximum de 5 960,26 euros brut par mois, environ 71 500 euros brut par an. Le conseil municipal du 4 avril 2026 a par ailleurs fixé à 10 000 euros l’enveloppe annuelle de frais de représentation du maire, qui couvre des dépenses engagées dans l’intérêt de la commune et n’est pas un revenu personnel.
Quel était le salaire de Bally Bagayoko à la RATP ?
Dans la déclaration qu’il a remise à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique pour les années 2011 à 2014, il faisait état de 51 447 euros de rémunération annuelle au titre de son activité à la RATP. Franceinfo indique que cette rémunération a augmenté au fil des années pour dépasser 6 000 euros par mois, « en intégrant le 13e mois et les primes ». Le Canard enchaîné a cité en août 2026 un salaire mensuel de 6 000 euros.
Combien Bally Bagayoko touchait-il en cumulant ses mandats ?
En 2014, lorsqu’il était à la fois adjoint au maire de Saint-Denis et vice-président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, les indemnités liées à ses deux mandats représentaient environ 61 000 euros brut par an, soit un peu plus de 5 000 euros par mois en moyenne, auxquels s’ajoutait son salaire de cadre à la RATP. Après la perte de son mandat départemental en 2015, son indemnité municipale est passée d’environ 1 577 à 3 183 euros brut par mois.
Quel âge a Bally Bagayoko ?
Né le 31 juillet 1973 à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, Bally Bagayoko a 53 ans en novembre 2026.
Quelles sont les origines de Bally Bagayoko ?
Wikipédia en français le présente comme un homme politique français, né en région parisienne et issu d’une famille originaire du Mali ; son père était mécanicien. Nous ne retenons que la nationalité française : la nationalité malienne figure sur son élément Wikidata, mais aucune source fiable ne la documente, .
Quels mandats Bally Bagayoko exerce-t-il en 2026 ?
Il est maire de Saint-Denis depuis le 21 mars 2026, après la victoire de sa liste d’union insoumis-communistes dès le premier tour des municipales du 15 mars, et président de l’établissement public territorial Plaine Commune, qui regroupe plus de 450 000 habitants, depuis avril 2026. Le répertoire des entreprises de l’État le mentionne également comme président du conseil d’administration de la société d’économie mixte Plaine Commune Développement.
Pourquoi ses revenus ont-ils fait débat en 2026 ?
Parce qu’il a longtemps exercé son emploi de cadre à la RATP en parallèle de ses mandats locaux, un cumul mis en cause par la presse en août 2026. La RATP a démenti tout système d’emplois fictifs et indiqué l’avoir recruté en 2001 après les entretiens d’embauche habituels ; Bally Bagayoko a répondu qu’« être élu n’est pas un emploi » et qu’il avait été recruté sur ses compétences. Nous nous en tenons à ces éléments factuels.
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