José Manuel Barroso, 70 ans, ancien Premier ministre du Portugal et président de la Commission européenne de 2004 à 2014, n’a jamais vu son patrimoine chiffré par une source de référence : nous ne publions donc aucun montant. Ce que l’on connaît, ce sont ses revenus publics. Comme président de la Commission, son traitement de base était fixé à 138 % du grade le plus élevé de la fonction publique européenne, soit environ 24 422 € par mois. Depuis 2014, il touche une pension européenne évaluée à plus de 100 000 € par an et dirige des activités chez Goldman Sachs, dont la rémunération n’a jamais été publiée.
Fortune et patrimoine en 2026
Aucune estimation de fortune publiée par un média de référence
Nous avons cherché un montant de patrimoine dans la presse économique (Forbes, Bloomberg, Reuters, Les Échos), dans les classements de fortune et sur Celebrity Net Worth, qui n’a pas de fiche à son nom, puis du côté des déclarations publiques : la Commission européenne refuse de communiquer les sommes versées nominativement à ses anciens membres et aucune déclaration de patrimoine consultable n’existe à son nom au Portugal. Nous publions donc ses revenus documentés, qui ne permettent pas de reconstituer un patrimoine.
Ce que l’on sait de ses revenus
- Traitement de base mensuel comme président de la Commission européenne (2004-2014), fixé à 138 % du grade le plus élevé de la fonction publique européenne : 24 422,80 € par mois — En-Academic (miroir d’une version de l’article Wikipédia « President of the European Commission »)
- Salaire annuel attaché à la fonction de président de la Commission européenne, à titre de comparaison actuelle : 413 035 € par an (2024) — Wikipédia (EN) — President of the European Commission
- Pension versée par l’Union européenne depuis la fin de ses mandats de commissaire et de président de la Commission : plus de 100 000 € par an — Euronews
- Indemnité transitoire d’ancien commissaire européen, à laquelle il a eu droit en quittant la Commission en 2014 : 40 à 65 % du dernier traitement de base pendant trente-six mois selon l’ancienneté : 40 à 65 % du dernier traitement de base, pendant 36 mois — LSE EUROPP (London School of Economics)
- Plancher de cette indemnité transitoire pour les anciens membres de la Commission Barroso II : au moins 99 996 € par an — EUobserver
- Présidence du conseil d’administration de Gavi, l’Alliance du vaccin, de janvier 2021 à décembre 2025 : fonction non rémunérée : 0 $ déclaré pour chacun des exercices 2021 à 2024 — ProPublica Nonprofit Explorer (déclarations fiscales de Gavi Alliance)
- Président non exécutif de Goldman Sachs International et conseiller de la banque depuis le 8 juillet 2016, aujourd’hui président des conseillers internationaux de Goldman Sachs : rémunération jamais publiée — Corporate Europe Observatory — RevolvingDoorWatch
- Postes de professeur invité à l’Universidade Católica Portuguesa, à l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève et à l’Institut universitaire européen de Florence, et de chercheur associé non résident à Princeton — Gavi, l’Alliance du vaccin
- Présidence du conseil d’administration de la Fundação Luso-Americana para o Desenvolvimento (FLAD), par décret du Premier ministre portugais Luís Montenegro, depuis le 15 janvier 2026 : rémunération non publiée — ECO (Sapo)
Vie privée et famille
- Conjoint(e)Joana GonçalvesPortugal Resident
- ParentLuís António Saraiva BarrosoWikipédia (FR)
- ParentMaria Elisabeth de Freitas Gomes DurãoWikipédia (FR)
Biographie
José Manuel Durão Barroso naît le 23 mars 1956 à Lisbonne. Il est le fils de Luís António Saraiva Barroso et de Maria Elisabeth de Freitas Gomes Durão. Il fait son droit à la faculté de droit de l’université de Lisbonne, puis complète sa formation à l’étranger : un diplôme d’études européennes , une maîtrise de science politique à l’université de Genève et un passage par l’École de service extérieur Edmund A. Walsh de l’université Georgetown, à Washington, où il mène des travaux de doctorat sans soutenir de thèse. Son entrée en politique se fait très à gauche. Entre 1974 et 1977, dans les mois qui suivent la révolution des Œillets, il militait au MRPP, un mouvement maoïste clandestin sous l’Estado Novo, dont il fut l’un des responsables étudiants ; une interview télévisée de 1976 à la RTP en garde la trace. Le virage est net en 1980 : il rejoint le Parti social-démocrate (PSD), de centre droit, et enseigne comme professeur assistant à la faculté de droit de Lisbonne, avant de diriger le département des relations internationales de l’université Lusíada. La carrière gouvernementale suit. De novembre 1985 à août 1987, il est secrétaire d’État adjoint du ministre de l’Administration intérieure, puis secrétaire d’État aux Affaires étrangères et à la Coopération d’août 1987 à novembre 1992, sous le gouvernement d’Aníbal Cavaco Silva. À ce titre, il joue un rôle dans les accords de Bicesse de 1990, qui ouvrent une trêve dans la guerre civile angolaise. De novembre 1992 à octobre 1995, il est ministre des Affaires étrangères du Portugal. il prend la présidence du PSD en mai 1999 et devient chef de l’opposition. Le 6 avril 2002, après la victoire de son parti aux législatives, il devient Premier ministre à la tête d’une coalition avec le Parti populaire. Son gouvernement engage une politique de réduction du déficit public pour revenir sous la barre européenne des 3 %. En mars 2003, il accueille aux Açores le sommet réunissant George W. Bush, Tony Blair et José María Aznar, quelques jours avant l’invasion de l’Irak, après avoir signé le 30 janvier 2003 la « lettre des huit » de soutien à la position américaine. Il quitte ses fonctions le 17 juillet 2004, appelé à Bruxelles. Élu président de la Commission européenne par le Parlement le 22 juillet 2004 avec 413 voix, il prend ses fonctions le 22 novembre 2004. Réélu le 16 septembre 2009 avec 382 voix, il devient, après Jacques Delors, le deuxième président à effectuer deux mandats complets, jusqu’au 31 octobre 2014. Ses dix années sont celles de l’élargissement de l’Union de quinze à vingt-huit États membres, du paquet énergie-climat « 20/20/20 », de la régulation du secteur financier après la crise de 2007 et du programme de recherche Horizon 2020. En 2012, c’est lui qui reçoit à Oslo le prix Nobel de la paix au nom de l’Union européenne. La fonction est bien payée : le traitement de base du président était alors fixé à 138 % du grade le plus élevé de la fonction publique européenne, soit 24 422,80 € par mois. Ses frais de déplacement avaient aussi fait débat : 66 missions pour 697 773 € sur la seule année 2009. Après la Commission, il enseigne comme professeur invité à l’Universidade Católica Portuguesa, à l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève et à l’Institut universitaire européen de Florence, et devient chercheur associé non résident à l’université de Princeton. Le 8 juillet 2016, Goldman Sachs le nomme président non exécutif de Goldman Sachs International et conseiller de la banque, avec un rôle particulier sur le Brexit. La nomination, intervenue vingt mois après son départ — soit deux mois après la fin de la période de carence de dix-huit mois —, provoque une crise : une pétition recueille près de 80 000 signatures fin août 2016 et plus de 130 000 ensuite, Jean-Claude Juncker saisit un comité d’éthique ad hoc, qui conclut qu’il n’existe pas de motifs suffisants pour établir une violation du devoir d’intégrité et de discrétion. Le 15 mars 2018, la médiatrice européenne Emily O’Reilly demande néanmoins à la Commission de réexaminer cet emploi et d’envisager d’exiger de son ancien président qu’il s’abstienne de toute activité de lobbying auprès d’elle. En janvier 2021, il prend la présidence du conseil d’administration de Gavi, l’Alliance du vaccin, fonction qu’il exerce jusqu’en décembre 2025, avant de céder la place à Helen Clark. Les déclarations fiscales américaines de Gavi lui attribuent une rémunération de 0 $ pour chacun des exercices 2021 à 2024. Le 12 janvier 2026, un décret du Premier ministre portugais Luís Montenegro le nomme président du conseil d’administration de la Fundação Luso-Americana para o Desenvolvimento (FLAD), poste qu’il occupe depuis le 15 janvier 2026 en remplacement de Nuno Morais Sarmento. Il reste par ailleurs président des conseillers internationaux de Goldman Sachs, titre sous lequel il est intervenu le 14 octobre 2026 au RISE Summit de Dubaï. Sa vie privée a été marquée par un deuil. En 1980, il avait épousé Maria Margarida Pinto Ribeiro de Sousa Uva, morte en 2016 à 60 ans, avec qui il a eu trois fils. Le 15 juillet 2023, à 67 ans, il s’est remarié en Algarve avec Joana Gonçalves, illustratrice de livres pour enfants, lors d’une cérémonie d’une cinquantaine de personnes.
Carrière et récompenses
1974-1977 : militant puis responsable étudiant du MRPP, mouvement maoïste portugais. 1980 : adhésion au PSD, de centre droit. 1985-1987 : secrétaire d’État adjoint du ministre de l’Administration intérieure. 1987-1992 : secrétaire d’État aux Affaires étrangères et à la Coopération ; rôle dans les accords de Bicesse (1990) sur l’Angola. 1992-1995 : ministre des Affaires étrangères du Portugal. 1999-2004 : président du PSD et chef de l’opposition. 6 avril 2002 - 17 juillet 2004 : Premier ministre ; sommet des Açores en mars 2003 avant l’invasion de l’Irak. 22 novembre 2004 - 31 octobre 2014 : président de la Commission européenne, élu avec 413 voix puis réélu avec 382 voix, deuxième président après Jacques Delors à faire deux mandats complets ; élargissement à vingt-huit États, paquet « 20/20/20 », Horizon 2020. 2012 : il reçoit à Oslo le prix Nobel de la paix au nom de l’Union européenne. Depuis 2015 : professeur invité à Lisbonne, Genève et Florence, chercheur associé à Princeton. Depuis le 8 juillet 2016 : Goldman Sachs International, aujourd’hui président des conseillers internationaux de la banque. Janvier 2021 - décembre 2025 : président du conseil de Gavi. Depuis le 15 janvier 2026 : président de la FLAD.
Notre analyse de la fortune de José Manuel Barroso
Le cas Barroso illustre bien une limite de l’exercice. Voilà un homme dont presque tous les revenus publics sont documentés à l’euro près pendant trente ans — traitements de secrétaire d’État, de ministre, de Premier ministre, puis de président de la Commission européenne — et dont le patrimoine reste totalement inconnu. Le Portugal impose une déclaration de patrimoine aux titulaires de charges politiques auprès du Tribunal constitutionnel, mais il n’existe aucune déclaration publique consultable à son nom, et la Commission européenne refuse de communiquer les montants individuels versés à ses anciens membres.
Les chiffres qui circulent ne tiennent pas. Celebrity Net Worth, qui dispose pourtant d’une fiche pour la plupart des dirigeants internationaux, n’en a pas pour lui. Nous ne reprenons rien de tout cela.
Ce qui est solide, en revanche, dessine le profil d’un très haut revenu plutôt que d’une grande fortune. Le traitement de base du président de la Commission, 138 % du grade le plus élevé de la fonction publique européenne, soit 24 422,80 € par mois à l’époque, place le poste au niveau d’un dirigeant de grande entreprise, pas d’un milliardaire. S’y ajoutent, après 2014, une pension européenne évaluée à plus de 100 000 € par an, le dispositif d’indemnité transitoire ouvert aux anciens commissaires, des revenus d’enseignement à Lisbonne, Genève et Florence, et une rémunération bancaire inconnue .
La comparaison avec ses pairs est instructive. : les déclarations fiscales américaines de Gavi lui attribuent 0 $ pour chacun des exercices 2021 à 2024, alors qu’il y présidait le conseil d’administration. Un détail qui rappelle que, chez les anciens responsables publics, tous les titres ne rapportent pas.
Reste le symbole, qui explique largement l’intérêt pour sa fortune. Son passage chez Goldman Sachs, vingt mois après avoir quitté la Commission, a déclenché une pétition de dizaines de milliers de signatures, une enquête du comité d’éthique ad hoc — qui n’a pas retenu de violation du devoir d’intégrité et de discrétion — et, en mars 2018, une demande de réexamen de la médiatrice européenne. C’est cette séquence, plus qu’un chiffre, qui a fait de « la fortune de Barroso » une question publique.
Questions fréquentes sur José Manuel Barroso
Quelle est la fortune de José Manuel Barroso en 2026 ?
Nous ne publions aucun montant. Aucun média économique de référence, ni Forbes, ni Bloomberg, ni Celebrity Net Worth, n’a chiffré le patrimoine de José Manuel Barroso, et il n’existe pas de déclaration de patrimoine publique à son nom. Les chiffres qui circulent sur des sites de « net worth » ne sont adossés à aucune source et se contredisent entre eux. Nous préférons documenter ses revenus connus.
Combien gagnait José Manuel Barroso à la Commission européenne ?
Le traitement de base du président de la Commission était fixé à 138 % du grade le plus élevé de la fonction publique européenne, soit 24 422,80 € par mois à l’époque de ses mandats, auxquels s’ajoutaient une allocation de logement et d’autres indemnités. À titre de comparaison, Wikipédia indique un salaire annuel de 413 035 € attaché à la fonction en 2024.
José Manuel Barroso touche-t-il une pension de l’Union européenne ?
Oui. Euronews évoquait en août 2016 une pension européenne « de plus de 100 000 euros par an ». Les anciens commissaires ont par ailleurs droit, en quittant leurs fonctions, à une indemnité transitoire de 40 à 65 % de leur dernier traitement de base pendant trente-six mois ; EUobserver chiffrait ce dispositif à au moins 99 996 € par an pour les anciens membres de la Commission Barroso II. La Commission refuse de publier les montants individuels.
Combien Goldman Sachs paie-t-il José Manuel Barroso ?
On ne le sait pas. Goldman Sachs n’a jamais publié la rémunération de son président non exécutif international, nommé le 8 juillet 2016, aujourd’hui président des conseillers internationaux de la banque.
Quel âge a José Manuel Barroso ?
Né le 23 mars 1956 à Lisbonne, José Manuel Durão Barroso a 70 ans en 2026. Il avait 46 ans lorsqu’il est devenu Premier ministre du Portugal en 2002, 48 ans à son arrivée à la tête de la Commission européenne et 58 ans à son départ, en octobre 2014.
Quelle est la nationalité et l’origine de José Manuel Barroso ?
Il est portugais, né à Lisbonne de Luís António Saraiva Barroso et de Maria Elisabeth de Freitas Gomes Durão. Il parle couramment le portugais et le français, ainsi que l’espagnol et l’anglais, et dispose de notions d’allemand.
José Manuel Barroso est-il marié ?
Il s’est remarié le 15 juillet 2023, à 67 ans, avec Joana Gonçalves, illustratrice de livres pour enfants, lors d’une cérémonie d’une cinquantaine de personnes en Algarve. Sa première épouse, Maria Margarida Pinto Ribeiro de Sousa Uva, qu’il avait épousée en 1980 et avec qui il a eu trois fils, est morte en 2016 à 60 ans.
Que fait José Manuel Barroso en 2026 ?
Il a quitté en décembre 2025 la présidence du conseil d’administration de Gavi, l’Alliance du vaccin, où Helen Clark lui a succédé en janvier 2026. Nommé par décret du Premier ministre Luís Montenegro le 12 janvier 2026, il préside depuis le 15 janvier la Fundação Luso-Americana para o Desenvolvimento. Il reste président des conseillers internationaux de Goldman Sachs : c’est à ce titre qu’il est intervenu le 14 octobre 2026 au RISE Summit de Dubaï, où il a parlé d’un « point d’inflexion » et d’un « changement de paradigme ».
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